Politique énergétique

Politique énergétique

Politique énergétique
Répondre aux enjeux de la transition énergétique.

Comment répondre aux aléas énergétiques, à l'augmentation des coûts des énergies fossiles et aux enjeux environnementaux ?

Par une série de mesures coordonnées comme la diversification et la mobilisation des sources d'énergie locales, la construction de réseaux de chaleur et la réduction de la consommation. Ces mesures permettront d'assurer sur le long terme un approvisionnement énergétique renouvelable pour l'agglomération strasbourgeoise.

Mise en place d'un plan climat

Cette politique misant sur des énergies renouvelables comme la biomasse, la géothermie, la méthanisation s'inscrit dans une volonté plus globale affirmée en 2009 puisqu'à cette date la collectivité avait adopté un plan climat avec des objectifs clairement identifiés :

30% d'économie d'énergie, 30% de baisse des gaz à effet de serre et 20 à 30% d'énergies renouvelables.

Plus de 4 ans après, on peut en mesurer les premiers résultats :

  • Depuis 2010, 33 équipements scolaires et sportifs ont fait l'objet de travaux de rénovation (piscine, centre sportif, PMC, écoles, gymnase).
  • Depuis 2010, application du standard BBC (Bâtiment Basse Consommation) sur les bâtiments publics neufs et construction de bâtiments passifs (dont la consommation énergétique au m² est très basse).
  • Economies en matière d'éclairage public (- 9% de consommation énergétique depuis 2008 sur la ville de Strasbourg alors que le nombre de points lumineux a augmenté de 20% sur la même période).
  • Plan de déplacement des agents de la Ville et de l'Eurométropole favorisant les transports en commun, le vélo et le co-voiturage. En complément, 800 agents ont été formés à l'éco-conduite.
  • Véhicules de service de moins en moins polluants avec près de la moitié de véhicules gaz, électriques et hybrides.
  • Expérimentation en première mondiale de véhicules hybrides rechargeables lancée sur l'agglomération.

Développer les énergies renouvelables

Pour développer les énergies renouvelables en remplacement des énergies fossiles qui se raréfient et dont le coût est de plus en plus élevé, la collectivité met en œuvre une politique énergétique ayant recours au maximum aux diverses ressources issues du territoire.

Plus de 50 000 logements alimentés par les réseaux de chaleur

L'Eurométropole procède au fur et à mesure au remplacement du gaz par d'autres énergies. Pour se faire, la collectivité dispose d'un important levier d'action : les réseaux de chaleur. Au nombre de 3 en 2013 : à l'Esplanade, l'Elsau et Hautepierre, ces réseaux d'eau chaude en circuit fermé desservent des clients publics ou privés grâce à des canalisations enterrées. Un 4ème réseau de chaleur est entré en fonction début 2014. Il irrigue les quartiers du Neuhof, de la Meinau et est raccordé à celui de l'Elsau. Il utilise une énergie renouvelable provenant de la chaleur produite à l'usine d'incinération de Strasbourg à partir de la combustion des déchets. Au total c'est plus de 50 000 logements qui sont alimentés en énergie grâce aux réseaux de chaleur. Un 5ème réseau de chaleur desservant le Wacken avec chaufferie biomasse bois et maïs va être construit courant 2014.

Des bâtiments moins énergivores

La Collectivité s'est fixée comme deuxième objectif d'encourager la performance des bâtiments, publics ou privés, afin que ces derniers soient moins énergivores pour une facture plus allégée. Il s'agira de promouvoir la rénovation thermique des bâtiments en proposant aux collectivités, bailleurs et aux propriétés privés des contrats de performance et d'optimisation énergétique (réalisation de diagnostics, d'études ou de travaux, de conseils ou de maîtrises d'œuvre et d'ouvrage, participations financières, mobilières ou immobilières etc.).

Soutien à d'autres énergies renouvelables

Développement de la biométhanisation

Il s'agit, de produire du "biométhane" d'ici 2015, un biogaz issu des eaux usées de la station d'épuration de Strasbourg-La Wantzenau, filtré et purifié qui sera injecté dans le réseau de gaz naturel. La production de plus de 1,6 million de m3 est visée, de quoi couvrir les besoins de l'équivalent de 5 000 logements aux normes BBC.

Valorisation des déchets et production de biogaz

Ces biogaz sont issus des déchets de l'usine d'incinération des ordures ménagères. Des travaux portant sur l'installation de méthanisation vont démarrer. Les ordures ménagères collectées en mélange vont produire du biogaz qui sera injecté dans le réseau gaz naturel après son épuration.

Développement de la géothermie profonde

Le sous-sol alsacien regorge d'une eau chaude sous 1500 à 4000 m sous terre. La géothermie profonde est une technique qui permet de récupérer cette eau à l'aide de puits de forage. Quatre "permis exclusifs de recherche"  ont été accordés par le Ministère de l'écologie à des entreprises privées qui souhaitent explorer les sous-sols du Bas-Rhin. Sur ces quatre permis, l'un concerne le nord-ouest de Strasbourg, l'autre Illkirch-Graffenstaden.

Une tour à énergie positive

Outre ces 3 piliers qui constituent les grandes orientations de la politique énergétique de la Ville et l'Eurométropole de Strasbourg, d'autres actions sont menées, toutes destinées à favoriser les économies d'énergie. C'est ainsi que  la construction projetée de la première tour à énergie positive dans l'éco-quartier Danube traduit la volonté de la collectivité d'innover dans le domaine de l'énergie. Pour favoriser les réductions énergétiques, Strasbourg dispose déjà de nombreux atouts dans le domaine des déplacements qui permettent aux habitants d'utiliser les transports en commun, le vélo ou la marche à la place de la voiture. Autant de CO² en moins !


 
Chiffres clés

3,3 millions de tonnes de CO2, ce sont les émissions de gaz à effet de serre de l'ensemble des activités du territoire de la CUS en 2009,
soit un peu plus de 7 tonnes de CO2 par habitant.

Source :  ASPA-09110301-ID
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