Plan communal de sauvegarde (PCS)

Plan communal de sauvegarde (PCS)

Plan communal de sauvegarde (PCS)
Un outil indispensable à l'action du maire en matière de sécurité civile.

Les communes sont soumises à des risques majeurs naturels ou technologiques. Le DICRIM (Document d'Information Communal sur les Risques Majeurs) les recense et a pour objectifs l'information des citoyens sur la nature de ces risques et sur les moyens de prévention mis en œuvre à l'échelle communale.

Strasbourg, comme n'importe quelle autre ville, peut également être soumise à d'autres catégories de risques ou d'incidents (sanitaires, perturbation de la vie collective en eau ou en énergie) susceptibles de générer des situations déstabilisantes ou dites "de crise".

Ainsi le Code de la sécurité intérieure a instauré le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) dont la définition est la suivante: "Le PCS regroupe l'ensemble des documents de compétence communale contribuant à l'information préventive et à la protection de la population. Il détermine, en fonction des risques connus, les mesures immédiates de sauvegarde et de protection des personnes, fixe l'organisation nécessaire à la diffusion de l'alerte et des consignes de sécurité, recense les moyens disponibles et définit la mise en œuvre des mesures d'accompagnement et de soutien de la population."

Il définit les bases d'un dispositif dont l'ambition n'est pas de tout prévoir mais d'identifier et d'organiser par anticipation les principales fonctions et missions pour faire face à toutes les situations. Le dispositif doit être modulable et adaptable à toutes les situations d'urgence et à tout évènement impactant le territoire de la commune.

Le PCS est un document opérationnel qui accompagne la commune dans ses missions de sauvegarde. Il vise à organiser une réponse de proximité en prenant en compte le soutien aux populations aussi bien que l'appui aux services de secours.

Le PCS de Strasbourg a été arrêté le 1er janvier 2011. Une quatrième version plus complète a été validée en mars 2015.

Il comprend :

  • Le diagnostic des risques et l'information préventive existante (DICRIM).
  • Les dispositions relatives au traitement chronologique d'une crise incluant les modalités de réception de l'alerte, de qualification du risque, de mobilisation des équipes et de pilotage de crise.
  • L'organisation du poste de commandement communal définissant les rôles précis des différentes cellules et leur composition.
  •  Un ensemble de documents opérationnels composé :
    • de fiches "missions" : rôles et objectifs de chaque membre de la cellule crise,
    • de fiches "procédures" (comment alerter, réquisitionner, transporter, héberger etc ….),
    • de modèles d'arrêtés (restriction, réquisition, interdiction,…),
    • de messages "types" permettant d'alerter dès les premiers instants,
    • de fiches de "suivi" permettant d'assurer la traçabilité des actions entreprises.

 

A ce plan il convient d'ajouter les annuaires et inventaires divisés en trois volets :

  • "Moyens matériels" : ensemble des moyens matériels de la collectivité, par catégorie de matériel et par service gestionnaire (véhicules, outils, groupes électrogènes, moyens de communication, etc ...).
  • "ERP (Etablissements Recevant du Public) sensibles" : établissements sensibles en termes d'accueil du public ou d'utilité dans les missions de sauvegarde ; plus de 700 établissements sont ainsi répertoriés et géocodés.
  • "Ressources et vulnérabilités" : annuaires internes et externes (annuaire interne privé, communes partenaires, contacts institutionnels, partenaires privés, associations, exploitants de réseaux etc …).
     

Ces annexes comportent de nombreuses données personnelles et sont de ce fait réservées aux membres de la cellule de crise.