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null Webmag - Une initiative solidaire pour les familles

Publié le 30/11/2020 - Modifié le 30/11/2020

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Une initiative solidaire pour les familles

Enfance, éducation Solidarité, santé

A Koenigshoffen, à l’initiative de l’association PAR Enchantement, une quinzaine de volontaires ont cousu plus de 200 masques en tissu adaptés aux enfants, pour en fournir aux familles dans le besoin.

"D’un côté, des parents d’élèves nous expliquaient que les masques étaient un vrai surcoût et Simon Garcia, le directeur de l’école des Romains, remarquait que certains enfants n’en portaient pas. De l’autre, nos bénévoles étaient désœuvrés et isolés."

L’idée de faire appel à des couturières et couturiers volontaires est donc venu naturellement à l’équipe de PAR Enchantement. "Nous avions des nappes en stock et comme nous ne sommes pas prêts d’organiser à nouveau de grands repas, nous les avons utilisées pour découper du tissu et préparer des kits de couture, relate Marion Gaeng, directrice de l’association basée à Koenigshoffen. Nous avons ajouté un tutoriel pour réaliser les masques en deux tailles."

Une quinzaine de personnes ont répondu à l’appel sur les réseaux sociaux et ont réalisé, en moins d’une semaine, plus de 200 masques. Le directeur de l’école des Romains, qui avait identifié les familles dans le besoin, leur a remis dans la foulée. Le centre socio-culturel de l’Elsau, confronté au même problème, a également sollicité PAR Enchantement.

"Ma seule motivation, c’est les enfants"

Sophie Djikolaj-Weiss, mère de quatre enfants, a confectionné à elle seule 57 masques en un week-end. "Quand on s’engage à faire quelque chose, on le fait bien ou on ne le fait pas, sourit cette habitante de Koenigshoffen. Ma seule motivation, c’est les enfants. Pouvoir donner des masques à tous ceux qui en ont besoin. Heureusement j’ai une machine à coudre, à la main ça serait beaucoup trop long."

Cette action solidaire fournit aussi une activité à certaines personnes qui en sont privées en raison de la fermeture des lieux de convivialité. "Elles se sentent utiles dans un contexte qui peut être angoissant", relève Marion Gaeng. PAR Enchantement recherche encore des volontaires. L’association espère que son idée essaimera dans d’autres quartiers. En attendant, "on continuera aussi longtemps qu’il le faut… Et qu’on aura du tissu !"

www.associationparenchantement.com

Léa Davy

Photo DR