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Publié le 11/03/2022 - Modifié le 11/03/2022

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Un centre d’accueil pour les réfugiés ukrainiens

Solidarité, santé

Le bâtiment de la Bourse a été mis à disposition de plusieurs associations, afin de trouver un hébergement aux familles fuyant la guerre en Ukraine, de les accompagner dans leurs démarches administratives et de leur apporter une aide médicale et psychologique.

Depuis la semaine dernière, environ 130 réfugiés ukrainiens, en majorité des personnes fragiles, des femmes et des enfants, arrivent chaque jour à Strasbourg. Pour les accueillir dans de bonnes conditions, la Ville, la préfecture du Bas-Rhin et plusieurs associations ont décidé de coordonner leurs actions dans un même lieu, le bâtiment de la Bourse.

Celui-ci sera ouvert tous les jours de 9h à 12h et de 14h à 17h. Les réfugiés seront accueillis par les salariés du Foyer Œuvre Notre-Dame, dont la priorité sera de leur trouver un hébergement. "Nous les orienterons également vers la Croix rouge pour des consultations médicales et pour se faire vacciner si besoin et nous nous occuperons des enfants pendant que les adultes réaliseront leurs démarches administratives", détaille Arnaud Fritsch, directeur général de l’association.

La cellule d’urgence médico-psychologique du Samu assurera un accompagnement. "Les réfugiés peuvent développer des symptômes de stress post-traumatique : ils ont perdu tous leurs repères, s’inquiètent pour leurs proches restés en Ukraine, ont parfois connu des deuils dramatiques et ne savent pas où ils seront demain, témoigne le professeur Pierre Vidailhet, responsable de la cellule d’urgence médico-psychologique. Nous devons les accueillir avec humanité et ouvrir le dialogue. En fonction des besoins, nous ajusterons le dispositif pour un suivi de long terme."

S’adapter aux besoins

"Nous adapterons le fonctionnement et les moyens du centre d’accueil en fonction de l’évolution de la situation, précise Jeanne Barseghian, maire de Strasbourg. Pour l’instant, nous avons peu de visibilité sur le nombre de réfugiés qui vont arriver à Strasbourg et sur la durée de la guerre."

Le recensement des hébergements collectifs, auberges de jeunesse ou centres de vacances par exemple, est actuellement mené par la préfecture. "Nous continuons à recevoir les propositions des particuliers qui souhaitent héberger des familles et nous y répondrons dans un second temps car on ne s’improvise pas logeur. Il faut en mesurer toutes les conséquences sur le long terme", ajoute Josiane Chevalier, préfète du Bas-Rhin. Un travail est aussi mené avec l’Éducation nationale pour la scolarisation des enfants. Les habitants peuvent participer à cet élan de solidarité, grâce à des dons financiers ou de matériel ou en se portant bénévoles auprès d’associations. Léa Davy

Photos Jérôme Dorkel