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Aux petits soins pour les animaux

Toute l’année, salariés et bénévoles de la Société protectrice des animaux (SPA) s’occupent des chats, des chiens et autres animaux abandonnés afin de faciliter leur adoption. Rencontre avec ces passionnés. Léa Davy

Photos Philippe Stirnweiss

Chaque été, la SPA recueille de nombreux animaux abandonnés. "Mais cette année, c’est encore pire, souligne Marie Amalfitano, présidente de la structure. Il faut vraiment faire attention aux achats impulsifs ou aux "animaux cadeaux" : il s’agit d’être vivants, dépendants de l’homme et dont on prend la responsabilité pour des années. Les effets de mode causent aussi beaucoup de torts. En ce moment, les bergers australiens sont très demandés alors que ces chiens de troupeaux ont des besoins très spécifiques." Ce chien de six mois vient d’être abandonné. Après avoir passé 10 jours à la fourrière, il est accueilli à la SPA.
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Mylène s’occupe de Max trois à quatre fois par semaine. "C’est un chien dynamique, il aurait besoin d’une maison avec du terrain. Mais comme il se méfie des gens qu’il ne connaît pas, il faut du temps pour se faire accepter de lui." Il est très important pour les chiens de garder des contacts humains réguliers durant leur présence à la SPA. Ainsi, "ils peuvent être accueillis dans les meilleures conditions par leur famille adoptante", souligne la jeune femme, qui possède un american staff. Mylène est bénévole par "amour des animaux. Quand on sait ce que certains ont vécu avant…"
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Chaque bénévole ou salarié s’occupe d’un ou plusieurs chiens, afin de bien les connaître et de transmettre ces informations à de potentiels adoptants.
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La situation est particulièrement difficile pour les félins. Avec près de 200 chats, la SPA est au maximum de ses capacités. Lorsqu’ils arrivent aux refuge, ils sont placés dans une cage pour éviter de propager d’éventuelles maladies, puis vermifugés, traités contre les puces, testé au FIV, stérilisés et examinés par un vétérinaire.
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Babette est impliquée dans la chatterie depuis 26 ans. "J’aime les animaux, c’est en moi, explique-t-elle. J’ai grandi au milieu d’eux et on m’a toujours appris à les traiter avec respect." Les familles d’accueil pour les chattes et leurs petits sont particulièrement recherchées. "Les chatons ont besoin de bouger, de connaître les bruits du quotidien, qu’on joue avec eux. Grandir dans une cage, ce n’est vraiment pas l’idéal."
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Pour que les adoptions se passent au mieux, et éviter le retour de chiens à la SPA, les adoptants remplissent un questionnaire détaillé sur leur lieu de vie, la composition de leur famille, la présence ou non d’autres animaux, l’âge, le tempérament ou la taille du chien recherché… "Après une pré-visite à domicile, un salarié ou un bénévole leur présentent deux ou trois chiens qui correspondent le mieux. Les futurs adoptants doivent ensuite revenir plusieurs fois pour promener le chien. Une nouvelle visite à domicile a lieu trois mois après l’adoption", détaille Simon Boris, trésorier de la SPA.
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Manuela et Dany viennent rencontrer Farah, une malinoise de 11 ans. "Nous avons toujours eu des chiens et jusqu’à leur fin de vie. Nous voulons lui offrir une belle vie, un peu de bonheur", témoigne le couple, qui possède une maison avec un terrain. Simon Boris se félicite de la bonne entente entre Farah et ses futurs adoptants : "elle a été abandonnée fin juillet, c’est vraiment bien quand les animaux ne font qu’un court séjour ici." Malheureusement certains attendent une nouvelle famille depuis des années.
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S’occuper d’autant d’animaux demande une logistique importante. Ici, couvertures et paniers sèchent après avoir été lavés et désinfectés. Le matin, bénévoles et salariés s’occupent de l’eau et des croquettes, lavent les gamelles, changent la litière des chats, administrent des médicaments pour les animaux qui en ont besoin et vérifient leur bonne santé. Les personnes qui souhaitent adopter sont reçues dans l’après midi.
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La SPA compte 14 salariés et de nombreux bénévoles. La structure a toujours besoin de bonnes volontés pour s’occuper des animaux ou de dons : avec la crise sanitaire et économique, les dons sont en baisse.
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