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Publié le 03/07/2019 - Modifié le 03/07/2019

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Travailler pour sortir de l’errance

Économie , Solidarité, santé

Le Travail alternatif payé à la journée (Tapaj) aide des jeunes sans domicile fixe à se réinsérer.

Sept strasbourgeois âgés de 16 à 25 ans bénéficient actuellement du dispositif de Travail alternatif payé à la journée (Tapaj), permettant à des jeunes en errance de travailler à la journée en étant rémunérés le soir même, 10€/heure.

Encadrés par l’association Ithaque, des chantiers leur sont proposés tout au long de l’année à raison de deux jours par semaine.

"On débroussaille, on entretient les espaces verts... C’est pour l’argent que je suis venue au départ mais je suis fière de ce que je fais ici, fière de travailler, au moins je me sens utile", explique Fedora, 23 ans, arrivée à Strasbourg il y a un an, sans domicile et "tapajeuse" depuis plusieurs mois.

Des possibilités de chantiers à développer

Importé du Québec, ce concept permet de limiter les conduites à risques de jeunes souvent confrontés à des problèmes d’addiction. Il constitue une première étape vers leur insertion sociale et professionnelle, grâce à un accompagnement médico-social.

Depuis 2015, 19 Strasbourgeois ont déjà intégré le dispositif pour des durées variables avec 40 % de sorties positives (stage, formation ou emploi). "Plus de 100 jeunes seraient intéressés, mais on manque de chantiers à leur proposer", affirme Joëlle Meyer, coordinatrice du dispositif à Ithaque.

L’association, qui bénéficie du soutien financier de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives, du Fonds social européen et de la Ville de Strasbourg, espère développer de nouveaux chantiers en lien avec des organismes publics mais aussi privés.

Julia Vuillier-Devillers
Photos Philippe Stirnweiss