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La qualité de l'air dans l'Eurométropole de Strasbourg

Situées entre les Vosges et la Forêt-Noire, avec un contexte de vents modérés, Strasbourg et son agglomération se trouvent régulièrement confrontées à des niveaux non négligeables de polluants atmosphériques.

Dans la région Grand Est, ATMO Grand Est est l'organisme agréé par le ministère en charge de l'environnement pour évaluer la qualité de l'air sur l'ensemble du territoire et ainsi apporter une aide à la décision auprès de ses partenaires.

La pollution de l'air c'est quoi ?

La pollution de l'air, ou pollution atmosphérique, est l'introduction dans l'air par l'Homme, directement ou indirectement, de substances dangereuses pour la santé humaine et nuisibles pour l'environnement, notamment pour les ressources biologiques, les écosystèmes et le climat.

Lutter contre les phénomènes de pollution qui ont un impact sur la qualité de vie de ses habitants et sur l'attractivité du territoire est donc une priorité.

En plus de représenter une gêne olfactive et/ ou visuelle, la pollution atmosphérique est désormais le plus important risque environnemental pour la santé dans le monde. En effet, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 7 millions de personnes sont décédées prématurément en 2012 du fait de l'exposition à la pollution de l'air (source : OMS), près de 48 000 en France (source : Santé Publique France) et environ 5000 personnes dans la région Grand Est (source : Agence santé publique France).

Selon l'étude Aphekom, le respect des valeurs guides préconisées par l'OMS permettrait un gain d'espérance de vie de presque 6 mois à 30 ans, à Strasbourg.

A l'origine de cette pollution, les activités humaines (l'industrie, le transport, le résidentiel, l'agriculture...) et la nature elle-même (pollens, éruption volcanique, brumes de sable...).

Le saviez-vous ? Chaque année la pollution atmosphérique coûte près de 100 milliards d'euros à la France ! (source : Senat.fr)

Les polluants

Certains polluants proviennent directement des activités humaines ou de la nature, on les appelle les polluants primaires. D'autres sont le résultat de réactions chimiques complexes dans l'atmosphère entre différents polluants primaires, on les appelle les polluants secondaires. Ces derniers peuvent être émis localement, ou peuvent provenir d'émissions extérieurs régionales (Vallée du Rhin supérieur) ou de longue distance.

Origine des concentrations annuelles en dioxyde d'azote

Origine des concentrations annuelles en dioxyde d'azote (Plan de Protection de l'Atmosphère (PPA) de l'agglomération strasbourgeoise – Avril 2014)

Le dioxyde d'azote (NO2)

Le dioxyde d'azote, polluant primaire, est un composé chimique participant à la formation de l'ozone et de particules secondaires, dangereux pour l'Homme et pour l'environnement. Il contribue également aux pluies acides, nuisibles pour les sols et les cours d'eaux.

Le saviez-vous ? Près de 70% des émissions totales d'oxyde d'azote proviennent du trafic routier !Répartition des émissions de NOx par secteur d'activité en 2014

 

Les particules fines (PM10 et PM2,5)

Celles-ci désignent la fraction la plus petite des poussières. Plus elles sont petites, plus elles sont dangereuses pour la santé humaine, du fait de leur aptitude à pénétrer profondément l'appareil respiratoire. Elles se créent lors de combustions ; le secteur résidentiel (chauffage individuel au bois) étant l'un des principaux émetteur de particules fines, avec le transport routier et notamment le diesel.Répartition des émissions de PM10 par secteur d'activité en 2014Répartition des émissions de PM2,5 par secteur d'activité en 2014

 

L'ozone (O3)

Le saviez-vous ? L'ozone est présent dans différentes couches de l'atmosphère. 90 % de l'ozone sont concentrés dans la "couche d'ozone" entre 10 et 50 km d'altitude. Ce "bon" ozone est bénéfique, puisqu'il protège la vie sur Terre en absorbant le rayonnement ultraviolet du soleil.

L'ozone présent jusqu'à 10 km au-dessus du sol, est un polluant secondaire, qui n'est pas rejeté directement dans l'air. Il est produit dans l'atmosphère sous l'effet du rayonnement solaire et de la température. Sa formation découle de réactions complexes entres plusieurs polluants "primaires" (en particulier NO, NO et COV). C'est le "mauvais" ozone. Puissant oxydant, il est à l'origine des pluies acides, de la dégradation des matériaux (bâtiments, plastique...) et il contribue grandement à l'effet de serre.

Outre ces polluants principaux, d'autres substances comme les phytosanitaires, le benzo-a-pyrène ou encore le benzène, sont suivis et étudiés par ATMO Grand Est.

Leurs effets

Les effets des polluants atmosphériques sur notre santé

Les populations sensibles, à savoir les femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, personnes souffrant de pathologie cardio-vasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires, personnes asthmatiques... sont particulièrement vulnérables face à ces effets.

Les effets sur notre environnement :

Les cultures

L'ozone peut provoquer l'apparition de taches ou de nécroses à la surface des feuilles et entrainer des baisses de rendement de 5 à 20% selon les cultures.

Les bâtis

Les polluants atmosphériques détériorent les matériaux de façades (salissures, corrosion...), et notamment la pierre, le ciment et le verre.

Les écosystèmes

Sous l'effet de la pluie, les polluants glissent et contaminent les sols et les cours d'eau, perturbant ainsi l'équilibre chimique des végétaux.

Impact de la météo sur la pollution

Certaines conditions météorologiques influencent la formation et la dispersion des polluants dans l'air :

  • Lors de précipitations, les gouttes de pluies captent les polluants, favorisant le lessivage des masses d'air.
  • La température agit sur la chimie et les émissions des polluants :
    • le froid augmente les rejets du trafic routier et des installations de chauffage,
    • la chaleur entraîne l'évaporation des composés organiques volatils et la création d'ozone,
    • l'inversion de température, phénomène fréquent en hiver dans le fossé rhénan, empêche les masses d'air froid de se disperser verticalement avec une accumulation des polluants sous la couche d'air chaud en altitude qui agit alors comme un "couvercle".
  • Le vent disperse et déplace les polluants. Son absence contribue à l'accumulation de polluants près des sources et inversement.

Contact

Service Prévention des Enjeux Environnementaux (PEE)

Tél. +33 (0)3 68 98 82 19 poste 88219

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