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Végétalisation des cours d’école

La Ville de Strasbourg prévoit de réaménager l’ensemble des cours d'établissements scolaires et de la petite enfance d’ici 2026 pour lutter contre les changements climatiques, réinventer leurs usages et favoriser l'égalité filles-garçons.

Pour assurer la résilience de Strasbourg face au changement climatique et aux vagues de chaleur, il est aujourd’hui indispensable renforcer la place de la nature en ville. Ainsi, en complément du plan Canopée qui prévoit la protection et l’extension du patrimoine arboré, la Ville de Strasbourg souhaite accélérer la transformation verte du territoire, et en premier lieu dans les écoles. La désimperméabilisation et la végétalisation des cours d’école contribuera, d’une part, à lutter contre le réchauffement climatique et permettra, d’autre part, de repenser leur fonction éducative et leur place dans l’écosystème d’un quartier.

Cette démarche est menée avec le soutien de l’agence de l’Eau Rhin-Meuse.

Végétaliser les cours d’école répond à de multiples objectifs afin d’offrir les meilleures conditions d’éducation possibles aux enfants et d’ouvrir ces espaces sur le quartier :

  • Créer des îlots de fraîcheur,
  • Réinventer les cours en réinterrogeant en profondeur ses usages, la mixité des espaces et en concevant la cour comme un outil pédagogique d’apprentissage et de développement de compétences,
  • Sensibiliser et éduquer la communauté éducative aux enjeux climatiques et environnementaux, mais également à la biodiversité et à la ville nourricière,
  • Favoriser des rapports plus égalitaires entre les filles et les garçons,
  • Renforcer le lien social entre enfants, entre parents et à l’échelle du voisinage, en développant un protocole qui permettra d’aboutir à un collectif de citoyens engagés, et à créer de nouveaux espaces de fraîcheur et convivialité de proximité.

Une mise en œuvre articulée en trois temps

Trois premières écoles (Fischart, Rhin et Branly) ont été choisies pour engager une déminéralisation/végétalisation de leur cour d’ici la fin d’année 2020 dans le prolongement d’une opération de plantations d’arbres (« plan Canopée ») qui avait été d’ores et déjà planifiée, qui sera alors enrichie et inscrite dans un projet plus ambitieux. 

Fin 2020, une concertation sera animée sur cinq nouvelles écoles (Catherine, Albert le Grand élémentaire, Musau, Schoepflin et Académie et deux établissements municipaux de la petite enfance) afin de déboucher sur la rédaction d’un cahier des recommandations utile aux futurs projets de déminéralisation. 
Les travaux seront réalisés au courant de l’été et à la Toussaint 2021.

Début 2021, un appel à candidatures sera lancé pour sélectionner 20 cours d’école à végétaliser chaque année à partir de 2022. Les écoles et établissement périscolaires auront la possibilité de postuler en complétant un petit questionnaire qui leur sera envoyé directement. Des comités politique et technique analyseront les projets et les hiérarchiseront en avril 2021 sur la base de critères précis.

Co-concevoir les espaces avec la communauté éducative

Le projet de déminéralisation/végétalisation des cours d’école fera l’objet d’une démarche de concertation approfondie fondée sur la co-conception de l’espace par l’ensemble des membres de la communauté éducative : enfants, parents, personnels enseignants et municipaux, associations, élus. Des méthodes actives d’animation, des ateliers, des visites d’école et des outils divers seront proposés. La concertation vise à imaginer la cour idéale tout en tenant compte des enjeux climatiques et environnementaux, des enjeux éducatifs et sociaux (mixité des espaces), de la sécurité des enfants et des besoins spécifiques de l’établissement. In fine, la concertation devrait également permettre de faire évoluer les représentations et les pratiques.