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Publié le 19/09/2023 - Modifié le 19/09/2023

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L’Eurométropole innove dans le temps de travail

Égalité Vie politique et démocratique

Nouveaux cycles horaires, expérimentation de la semaine de 4 jours et réflexion sur le congé menstruel seront discutés en conseil en octobre.

Faire d’une contrainte une opportunité. C’est le chemin pris par l’Eurométropole de Strasbourg en sa qualité d’employeur sommé, comme l’ensemble de la fonction publique, de s’aligner sur une durée de travail effective de 1607 heures par an. Par une délibération en conseil eurométropolitain en octobre, la collectivité profite de cet impératif réglementaire pour mettre en œuvre plusieurs changements, dont certains sur un mode expérimental. 

35 heures en 4 jours

A compter de début 2024, ses 7000 agents pourront choisir entre quatre cycles de travail, s’échelonnant de 35 à 40 heures hebdomadaires, les jours de repos annuels étant calculés au prorata. Ces nouveautés devraient s’accompagner d’une expérimentation portant sur la semaine de quatre jours. “Nous en sommes aux prémices, explique Valentin Rabot, vice-président en charge du personnel. Nous sommes vigilants car assumer 8h45 de travail quotidien peut s’avérer compliqué. Selon les situations personnelles et familiales, cette innovation peut être une bonne chose ou une vraie mauvaise idée.” L’intérêt du collectif de travail, la continuité du service public et surtout le volontariat des agents présideront à la mise en œuvre de ce test qui pourrait durer un an avant d’être évalué.

Changement de culture

Autre nouveauté, la fin de l’obligation de badger sera également expérimentée à compter du 1er janvier prochain. “Il s’agit, énonce Syamak Agha Babaei, d’une mesure qui va dans le sens d’un changement de culture du travail : passer du contrôle avec un comptage horaire à la confiance dans la réalisation d’une mission confiée.” 

Le changement de culture sera aussi à l’ordre du jour au sein du groupe de travail qui va se pencher sur le congé menstruel. “C’est une question complexe qui mérite de ne pas être traitée dans l’urgence, et d’être peut-être élargie à l’endométriose”, souligne le premier adjoint à la maire de Strasbourg. Le sujet sera traité au sein d’un comité ad hoc qui associera notamment les services dédiés à la qualité de vie au travail et à l’égalité de genre, les organisations syndicales, les associations de défense des droits des femmes et s’inspirera des initiatives prises dans les entreprises ou d’autres collectivités locales.

Stéphanie Peurière

Photo : Jérôme Dorkel