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Publié le 03/04/2020 - Modifié le 05/05/2020

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Des passionnés d’impression 3D fabriquent des visières de protection

Solidarité, santé

Une vingtaine de particuliers, d’entreprises et de fablab se sont regroupés au sein de l'association Visière solidaire 67 pour fournir du matériel aux professions médicales.

1846. C’est le nombre de visières de protection déjà produites, ou en cours de fabrication, depuis le début du confinement. Et ce, grâce à une vingtaine de bénévoles propriétaires d’imprimantes 3D, qui se coordonnent au sein de l'association Visière solidaire 67.

"Dès que nous recevons des demandes, généralement de personnel soignant qui travaille à l’hôpital, en Ehpad, en libéral ou dans les services d’ambulances, nous faisons tout pour y répondre le plus rapidement possible, raconte Pierrick Lang, créateur du groupe. En cas de grosses commandes, on se réparti le travail entre bénévoles. Les personnes demandeuses viennent récupérer les visières à domicile ou on se déplace pour leur apporter."

Plusieurs établissements à Strasbourg, comme les hôpitaux de la Robertsau et de Hautepierre, ainsi que le Nouvel hôpital civil, en ont déjà bénéficié. Si les visières ne remplacent pas les masques, elles s’avèrent utiles pour éviter une contamination.

Un réseau de bénévoles

Pour imprimer en 3D les différents éléments de la visière, les bénévoles utilisent des modèles testés par les professionnels de santé et mis à disposition gratuitement sur internet. Pierrick Lang, mécanicien passionné d’informatique, a découvert la page Facebook nationale de Visière solidaire en cherchant comment aider le milieu médical. "Il n’y avait personne pour créer un groupe dans le Bas-Rhin, je me suis proposé. Les demandes ont très vite afflué."

Depuis, les imprimantes 3D tournent 24h/24. Le groupe a même été obligé de lancer une cagnotte pour financer l’achat de PLA, un plastique indispensable pour concevoir les visières. "Nous avons vidé nos stocks mais nous sommes tous et toutes bénévoles, nous n’avons pas forcément les moyens d’acheter autant de matière première."

L’association AV.Lab, qui gère le fablab implanté au Shadok, a vite rejoint la démarche. "Nous avons informé notre communauté pour identifier les personnes prêtes à utiliser leur imprimante 3D, détaille Noé Milesi, chargé de communication. Nous avons fabriqué jusqu’à 25 visières par jour dans le fablab mais nous sommes à court de plaques en PETG, très utilisées dans le milieu médical et en rupture de stock chez les fournisseurs." Visière solidaire 67 est toujours prêt à accueillir nouveaux bénévoles et dons de matériel.

L'imprimante 3D de Pierrick Lang en pleine production de supports des visières.

Léa Davy

Photos Visière solidaire 67