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Publié le 24/06/2022 - Modifié le 24/06/2022

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Un nouveau jardin pédagogique à la Robertsau

Environnement

Pour donner envie aux locataires de jardins familiaux et partagés d’adopter de nouvelles pratiques, le jardin pédagogique A-Venir a été créé au cœur du site de l’Ameisenkoepfel.

Saviez-vous que les orties permettaient de nourrir chenilles et papillons, de faire de l’engrais, du paillage, du produit contre les pucerons et même de la soupe ? Que certaines plantes ne nécessitaient aucun entretien ou arrosage tout en attirant les insectes qui pollinisent fruits et légumes ?

C’est pour faire découvrir au public ces pratiques et connaissances, non seulement plus respectueuses de l’environnement, de la faune et de la flore mais demandant aussi moins de travail, que le jardin pédagogique A-Venir a été créé. Situé au centre de l’Ameisenkoepfel, l’un des plus grands sites de jardins partagés et familiaux de Strasbourg, il a été aménagé au printemps dernier sur un ancien parking par Philippe Ludwig et Emeline Ball, deux spécialistes aidés par Marie Schwartz, bénévole.

"La main verte, ça n’existe pas, sourit Ludovic Ludwig, il faut juste mettre la bonne plante au bon endroit et l’entretenir un minimum." La parcelle, devenue le n°7704, se compose d’un jardin sec sans arrosage, d’un potager en cercle pour une rotation des cultures, de nombreux petits fruitiers et aromates (framboises, cassis, mélisse, livèche…), des habituels hôtel à insecte et compost ou encore d’une butte de permaculture.

Originalité du lieu : une petite mare. "Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas un problème par rapport aux moustiques car leurs prédateurs naturels -grenouilles, libellules et guêpes- s’y sont déjà installés. Les moustiques pondent leurs larves dans l’eau stagnante ou peu profonde, comme les soucoupes de pots de fleurs et les récupérateurs d’eau de pluie", reprend Philippe Ludwig.

Des pratiques qui fonctionnent

Le public, locataire ou non d’un jardin à proximité, est libre de découvrir la parcelle et de demander des conseils quand le jardin pédagogique est ouvert. "Cela ne sert à rien de dire aux gens faites comme ci, faites comme ça. Il faut leur montrer que cela marche, que cela tient dans le temps et que cela demande moins de travail", estime Hervé Polesi, adjoint à la maire, qui rappelle que l’utilisation de produits chimiques est interdite depuis plus de dix ans.

Une interdiction pas toujours respectée, souvent par méconnaissance des solutions alternatives et écologiques. Deux autres jardins pédagogiques devraient voir le jour cette année : sur les sites de l’Eglise rouge, au Wacken, et de Breitlach, au Neuhof. L.D.

Photos Jérôme Dorkel