52 résultats
Résultats par page

null Webmag - Les associations se mobilisent contre la précarité

Publié le 25/02/2019 - Modifié le 25/02/2019

Ajouter à mes favoris

Les associations se mobilisent contre la précarité

Solidarité, santé

Plusieurs structures strasbourgeoises organisent tout l’été des distributions de panier repas, ainsi que de produits d’hygiène et d’aliments pour animaux, aux personnes et familles isolées, précaires et sans domicile fixe.

"Vous prendrez un café ? Avec du lait ? Du sucre ?" Tout sourire, une bénévole du Secours populaire accueille les nombreuses personnes venues récupérer un panier repas. Ce jour-là, il se compose d’une salade de riz, d’un fruit, de gâteaux, d’un fromage blanc, d’une bouteille d’eau, de pain et, pour les enfants, de bonbons.

"Le déjeuner se compose de fruits et légumes bio, récoltés, lavés et cuisinés le matin même. Nous proposons un maximum de produits qualitatifs", précise Fabien Creus, des Jardins de la Montagne verte. L’entreprise d’insertion, mandatée par la Ville de Strasbourg, est épaulée par de nombreux partenaires : les Restos du cœur, Médecins du monde, la Banque alimentaire, le Secours populaire, la Cloche, Caritas, Abribus et la Préfecture du Bas-Rhin.

Ensemble, ils se relaient pour assurer la distribution alimentaire et donnent également des produits d’hygiène pour enfants et adultes et de la nourriture pour animaux. Cette opération solidaire se déroule à la Fabrique de théâtre, rue du Hohwald, du mercredi au dimanche de 12h à 14h, jusqu’au 21 août. Du 1er au 26 août, l’association L’Etage, située quai des Bateliers, offrira aussi des paniers repas du lundi au vendredi.

"C’est trop bon ce qu’on mange ici"

Chaque jour, les associations se relaient pour se faire connaître et aider le public dans le besoin. Le jeudi, La Cloche présente son réseau de commerces, bars et restaurants qui permettent aux personnes précaires ou sans domicile fixe de recharger leur portable, d’avoir un verre d’eau ou un café ou d’utiliser les toilettes. Le vendredi, Médecins du monde distribue des produits d’hygiène et propose des entretiens.

Il est aussi possible de récupérer gratuitement des livres d’occasion auprès de l’association Tôt ou tard, située sur le même site. "Je viens tous les jours, témoigne Basil, ça m’aide beaucoup. Je travaille dans la logistique mais ça paie mal, j’ai du mal à joindre les deux bouts. Comme les loyers sont trop chers, je dors dans ma voiture. Heureusement que les associations sont là." Attablées sous une tonnelle, Jamila et sa grand-mère terminent leur repas. "C’est trop bon ce qu’on mange ici", sourit la petite fille.

Un manque de bénévoles

"Avec le Covid, qui a entraîné une baisse de revenus chez de nombreuses familles, et la hausse des prix, notamment sur les biens de première nécessité, l’aide alimentaire est un sujet de plus en plus important, explique Floriane Varieras, adjointe à la maire en charge de la Ville inclusive. Pour la troisième édition de ce dispositif, nous avons débloqué 90 000 euros sur deux mois."

"En hiver, il y a une forte mobilisation mais la situation des personnes précaires est tout autant dramatique en été, voire plus, car les associations manquent de bénévoles, complète Camille Vega, secrétaire général du Secours populaire du Bas-Rhin. Nous sommes assez inquiets pour la suite. Pour la première semaine, nous avons distribué 758 repas, plus du double comparé à l’année dernière. Malheureusement, cela conforte notre constat d’une forte hausse de la pauvreté à Strasbourg."

Il est bien entendu possible de donner à ces associations pour soutenir leurs actions ou de se porter bénévole. L.D.

Photos Valentine Zeler