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null Webmag - La plantation d’un refuge de biodiversité

Publié le 24/11/2021 - Modifié le 24/11/2021

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Un refuge de biodiversité au Heyritz

Enfance, éducation Environnement

La Ville a lancé une nouvelle expérimentation en faveur de la biodiversité et pour lutter contre le réchauffement climatique, dans le cadre du plan Canopée.

La nature fait bien les choses… Mais parfois, il faut lui donner un petit coup de main. Le 24 novembre, des élèves du collège Louis-Pasteur ont mis la touche finale à la création d’un refuge de biodiversité de 650 m², situé à proximité du parc du Heyritz sur d’anciens jardins familiaux fermés à cause de la pollution du sol.

Cette expérimentation vise à obtenir, d’ici 20 à 30 ans, une "mini forêt". Près de 250 plants de 25 variétés différentes ont été mis en terre, selon une méthode inspirée par le botaniste japonais Miyawaki "pour faire pousser des forêts plus rapidement que le rythme normal." "Nous avons adapté cette méthode au contexte local, à savoir des hivers rigoureux et des étés chauds", a précisé la maire, Jeanne Barseghian.

Pour ses trois premières années de pousse, le refuge conservera des allées pour les visites pédagogiques. "Puis la végétation reprendra ses droits, expose Carole Bastianelli, adjointe du service Espaces verts et de nature. L’objectif est de sanctuariser cet espace pour la biodiversité, pour abriter un refuge pour la Ligue de protection des oiseaux et pour apporter de la fraîcheur en été." Le public n’y aura donc pas accès.

Le plan Canopée se poursuit

La plantation de ce refuge marque également le début de la saison 2 du plan Canopée, qui vise à végétaliser la ville et à planter 10.000 arbres d’ici 2030 pour lutter contre les îlots de chaleur et le dérèglement climatique. En 2021/2022, plusieurs espaces publics bénéficieront de plantations : l’avenue du Rhin, la rue du général Offenstein, l’avenue du Pont de l’Europe, les places Saint-Pierre-le-Jeune et de la Meinau, plusieurs cimetières ou encore les abords de la piscine du Wacken et du stade de la Ganzau.

Les internautes peuvent proposer des lieux où ajouter de nouveaux arbres, via le site strasbourgcapousse.eu. 248 demandes ont déjà été reçues. "Nous les étudions une à une, les délais peuvent être longs car cela nécessite des études", précise Carole Bastianelli. Le plan Canopée intègre aussi la végétalisation des cours d’écoles et un volet scientifique. "Nous travaillons en partenariat avec l’Université de Strasbourg. Une doctorante a intégré la collectivité pour étudier le potentiel rafraîchissant des arbres", complète Jeanne Barseghian.

Enfin, il existe une dernière possibilité pour verdir la ville, hors du plan Canopée cette fois : déposer une demande dans le cadre du budget participatif. Ce dispositif octroie une enveloppe financière pour la réalisation de projets d’intérêt commun portés par les habitants et les habitantes. Léa Davy

Photos Jérôme Dorkel