Les contrats locaux de santé de strasbourg et de l'Eurométropole

Les contrats locaux de santé de strasbourg et de l'Eurométropole

Les contrats locaux de santé de strasbourg et de l'Eurométropole
La Ville de Strasbourg et l'Eurométropole poursuivent et renforcent leur engagement en faveur de la santé de leurs habitant-es.
Les premiers Contrats Locaux de santé (CLS) de la Ville de Strasbourg et de l'Eurométropole CLS ont été signés en 2012 pour une durée de 3 ans. En 2015, deux nouveaux contrats ont été négociés pour poursuivre et approfondir les travaux déjà réalisés. 

Le Contrat local de santé : pour renforcer les dispositifs existants

Ces contrats sont des outils partenariaux qui permettent de mettre en œuvre des actions adaptées pour répondre au mieux aux besoins des populations sur un territoire donné. Les actions qui en découlent sont souvent dédiées à la promotion et la prévention de la santé mais le CLS incite aussi à élargir son domaine d'intervention à d'autres thématiques, par exemple, les soins de premier recours ou l'accompagnement médico-social. Il prend aussi en compte les autres facteurs qui ont une incidence sur la santé et la vie des populations comme le logement, l'environnement, l'éducation, les relations sociales ou la mobilité. Ce sont des dispositifs de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. Ils constituent le volet santé des nouveaux Contrats de Ville en cours d'élaboration, en application de la circulaire du 15 octobre 2014. 
Les CLS sont une opportunité pour les collectivités de fédérer l'ensemble des acteurs du territoire, de peser dans la politique régionale de santé et de faire reconnaître son engagement et les services de santé qu'elle rend à la population.
 
Ils sont travaillés dans une dynamique collective entre différents partenaires responsables en santé sur le territoire. C'est un dispositif participatif qui définit : 
 
  • Une stratégie et des objectifs communs,
  • Un programme d'actions pluriannuel co-construit à partir des besoins locaux,
  • Un suivi de la mise en œuvre et une évaluation des résultats conjoints.

Les Contrats locaux de santé II : une concertation efficace pour intensifier les actions santé de la Ville et de ses partenaires sur le territoire.

L'élaboration de ces contrats nouvelle génération a été réalisée avec le concours de nombreux acteurs : des partenaires institutionnels, professionnels de santé, professionnels des secteurs médico-social et social et du milieu associatif. Ils ont été signés le 5 juin 2015 pour une durée de 5 ans (2015-2020) entre : 
 
  • Pour le CLS II de la Ville de Strasbourg : la Préfecture de Région Alsace et du Bas-Rhin, la Ville de Strasbourg, l'Agence Régionale de Santé d'Alsace (ARS), l'Education Nationale, le Régime Local d'Assurance Maladie d'Alsace Moselle, la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) du Bas-Rhin, la Caisse d'Allocations Familiales (CAF) du Bas-Rhin, la Caisse d'Assurance Retraite et de la Santé au Travail (CARSAT) Alsace Moselle, l'Union pour la Gestion des Etablissements des Caisses d'Assurance Maladie (UGECAM), la Mutualité Française Alsace (MFA), les Hôpitaux Universitaires de Strasbourg (HUS), la Fondation Vincent de Paul, le Centre Hospitalier d'Erstein, l'Etablissement Public de Santé Alsace Nord (EPSAN).
  • Pour le CLS II de l'Eurométropole : ce sont les mêmes signataires rejoints par les Villes d'Illkirch-Graffenstaden et de Schiltigheim. 
 

1 - Le Contrat local de santé II de la Ville de Strasbourg  

Depuis la fin du XIXème siècle, la Ville de Strasbourg s'investit pleinement dans le champ de la santé. Grâce à des professionnels de la santé sur le terrain (en Santé scolaire, dans la Protection maternelle et infantile, dans le domaine de la vaccination, au prés des personnes démunies) la Ville peut mettre en œuvre des actions au plus près des strasbourgeois-es.  
 
Les 6 axes du CLS II Ville de Strasbourg sont : 
  • Améliorer la gouvernance des contrats locaux de santé
  • Améliorer la prévention et la participation aux dépistages organisés des cancers
  • Structurer et renforcer la filière de réduction des risques 
  • Améliorer l'offre de soins de premier recours, l'accès aux droits et aux soins des personnes les plus vulnérables
  • Renforcer les actions de nutrition (équilibre alimentaire et activité physique) pour diminuer la prévalence du surpoids chez les enfants et lutter contre les maladies chroniques chez les adultes
  • Améliorer le parcours des personnes âgées isolées et en perte d'autonomie
 
Concrètement, cela se traduit par les actions suivantes :
 
  • la pérennisation de l'expérimentation "Sport-santé sur ordonnance" qui consiste à favoriser la pratique d'une activité physique régulière et modérée chez les personnes atteintes d'une maladie chronique par une prescription médicale. A ce jour, plus de 900 Strasbourgeois ont bénéficié de l'action depuis son lancement, et plus de 170 médecins l'ont prescrites au moins une fois.
  • le développement du dispositif PRECCOSS de prise en charge des enfants en surpoids à Strasbourg qui accompagne individuellement et collectivement les enfants en surpoids âgés de 3 à 12 ans et leur famille. Le dispositif prévoit courant 2016 une extension de la prise en charge à l'ensemble de la ville de Strasbourg, jusqu'alors expérimentée au Neuhof, à Hautepierre et à la Cité de l'Ill. En 2017, PRECCOSS sera proposé aux adolescents et jeunes adultes de 12 à 18 ans.
  • la création d'une quatrième maison urbaine de santé, à Kœnigshoffen. La Maison Urbaine de Santé est une déclinaison locale des maisons de santé pluridisciplinaires. Ce concept, en accord avec les professionnels de santé libéraux volontaires, renforce l'offre de santé primaire au plus près des  habitants (avec des microstructures médicales, des Points accueils écoute jeunes (PAEJ), des consultations de tabacologues, des actions de promotion de la santé, …). 
  • l'interdiction de la consommation de tabac dans les 80 aires de jeux de Strasbourg. Après une 1ère phase d'expérimentation en 2014 dans 3 parcs de la ville, le travail s'est poursuivi sur l'ensemble des aires de jeux de la Ville. Elle sera l'occasion de nouvelles actions de sensibilisation.   
  • l'accompagnement de l'ouverture d'une Salle de Consommation à moindres Risques sous réserve du vote de la loi de Santé par le Parlement. Elle a pour objectif de réduire la mortalité, les contaminations, l'exclusion sociale des usagers de drogues ne fréquentant pas les dispositifs de réduction des risques et de soins. Ce dispositif s'inscrit dans une politique globale de réduction des risques. 
  • la mise en place d'une MAIA, dispositif qui vise à faciliter le parcours des personnes âgées en perte d'autonomie en instaurant un nouveau modèle d'organisation entre les acteurs du champ sanitaire, social et médico-social sur un territoire. 
 
L'enveloppe globale du CLS II de la Ville de Strasbourg, pour sa première année, prévoit des engagements financiers de l'ensemble des partenaires de plus de 1 million d'Euros. 

2 - Le Contrat local de santé II de l'Eurométropole 

L'Eurométropole de Strasbourg et les 33 communes qui la composent, s'impliquent depuis plusieurs années en matière de santé. En 2008, un travail de diagnostic et d'observation communautaire un travail a été initié : le Plan santé CUS. Sur la base de ce diagnostic, un premier CLS de la CUS a été signé en 2012. 
 
Pour ce nouveau CLS Eurométropole 2015, les villes de Schiltigheim et d'Illkirch-Graffenstaden ont souhaité rejoindre l'engagement de la Ville de Strasbourg en signant ce nouveau contrat. 
 
Ses 4 axes sont : 
  • Améliorer la gouvernance du contrat local de santé
  • Favoriser l'intégration dans la cité des personnes atteintes de troubles de santé mentale
  • Améliorer la santé environnementale 
  • Améliorer l'observation de la santé
 
Concrètement, cela se traduira par les actions suivantes :
  • la déclinaison dans les quartiers ou communes périphériques du Conseil Local de Santé Mentale de l'Eurométropole
  • la réalisation d'une évaluation d'impact sur la santé (EIS), projet d'évolution urbaine dans un quartier prioritaire de l'Eurométropole. La démarche vise à proposer des recommandations afin de renforcer les effets positifs du projet sur la santé et d'en réduire les effets négatifs. 
  • l'approfondissement de la démarche d'observation locale en santé afin de contribuer à une connaissance partagée et une dynamique locale autour des questions de santé. Il permettra aux divers acteurs du système de santé local d'orienter leurs décisions et de définir en concertation des priorités de santé et des actions de santé publique ciblées et adaptées à la situation et aux besoins de la population. 
 
Contacts
Promotion de la santé de la personne
Tél. + 33 (0)3 68 98 65 11