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Une pierre pour le climat au Lieu d’Europe

Environnement, écologie, climat, Europe et international, Agenda 2030

Une pierre pour le climat au Lieu d’Europe

Environnement, écologie, climat, Europe et international, Agenda 2030

Publié le 20/08/2025 - Modifié le 20/08/2025

Une pierre pour le climat au Lieu d’Europe

Fil d'Ariane

Elle rend hommage au long combat de l’association suisse Les Aînées pour le climat, qui a obtenu en 2024 une victoire juridique essentielle.

« On pourrait presque croire que c’est du grès des Vosges », fait remarquer Jeanne Barserghian. Mais non, ce que la maire de Strasbourg vient de dévoiler, ce lundi 19 août, dans le parc du Lieu d’Europe, est en fait un bloc de verrucano, une sorte de grès à la teinte légèrement plus violacée. Il provient de Suisse et été offert à la Ville de Strasbourg par l’association Martin Vosseler Gesellschaft. 
La pierre rend hommage au long combat de l’association suisse Les Aînées pour le climat, qui en 2024 a obtenu auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) la reconnaissance du droit des individus à être protégés par les Etats des effets néfastes du réchauffement climatique. Au printemps, c’est la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame de la Ville de Strasbourg qui avait offert deux pierres aux Aînées pour le climat, dont l’une de 2,5 tonnes a été déposée à Berne, la capitale de la Confédération. L’autre, plus petite, a été placée au centre géographique de la Suisse ce 1er août, jour de fête nationale.
Anne Mahrer, coprésidente des Aînées pour le climat, a rappelé lundi « neuf ans de marathon judiciaire » avant que la CEDH n’établisse « un lien indissociable entre les droits humains et l’engagement pour la protection du climat ». « Cette décision juridique a une dimension symbolique et universelle », a commenté Jeanne Barseghian. Le bloc de verrucano aussi est un symbole, mais c’est surtout « un appel à l’action, qui nous poussera à aller plus loin ». Il le faut, a conclu Anne Mahrer, selon laquelle « les événements climatiques des dernières semaines montrent dramatiquement l’urgence d’agir ».

Thomas Calinon
Photos Roméo Boetzlé