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Genre et Ville

Fil d'Ariane

La ville n'est pas un espace neutre : surtout construite par et pour les hommes, on la traverse, l'arpente et l'occupe différemment selon notre genre. Des espaces de loisirs aux transports en commun, comment garantir une expérience urbaine plus égalitaire ? Depuis 2018, la Ville de Strasbourg et le groupe de travail "Genre et Ville" agissent pour un espace plus inclusif.

Constat : une ville faite part et pour les hommes

Le sexisme a des traductions concrètes au quotidien dans l’accès aux espaces publics. 

En France : 

  • 81 %

    DES MAIRES SONT DES HOMMES

  • 75 %

    DES BUDGETS PUBLICS ALLOUÉS AUX LOISIRS PROFITENT AUX JEUNES GARÇONS

  • 95 %

    DES USAGERS DES CITY STADES ET SKATEPARKS SONT DES HOMMES

  • 40 %

    DES FEMMES ONT RENONCÉ À FRÉQUENTER CERTAINS ESPACES PUBLICS SUITE À DES MANIFESTATIONS DE SEXISME DONT ELLES ONT ÉTÉ VICTIMES

Source : Le monde.fr et Ville et Eurométropole de Strasbourg

A Strasbourg : 

  • 21,5 %

    DES RUES PORTANT DES NOMS PROPRES METTENT DES FEMMES À L'HONNEUR

  • 97,5 %

    DES PERSONNES FRÉQUENTANT LES TERRAINS DE BASKET DU PARC DE LA CITADELLE SONT DES HOMMES

  • 70 %

    DES PERSONNES PRÉSENTES DANS LE QUARTIER DE LA GARE ENTRE MINUIT ET 5H00 DU MATIN SONT DES HOMMES

Source : Ville et Eurométropole de Strasbourg

Agir concrètement pour un droit à la ville pour toutes et tous

Le groupe de travail genre et ville

Un groupe de travail s'est constitué en 2018 autour des thématiques de la prise en compte du genre dans l'aménagement urbain et de la lutte contre les inégalités dans l'espace public.

S'inscrivant dans le cadre du plan d'action de la collectivité en mantière d'égalité femmes-hommes, de la Charte européenne pour l'égalité femmes-hommes dans la vie locale signée en 2010 par la Ville de Strasbourg, et de l'axe 3 du Contrat de ville consacré à ces questions, le groupe de travail "genre et ville" poursuit plusieurs objectifs :

  • Favoriser l'égal accès aux services et à l'espace public,
  • Permettre une participation paritaire dans les instances de participations citoyennes,
  • Bannir le sexisme dans la pratique professionnelle des acteurs et actrices de l'amménagement urbain,
  • Sensibiliser le grand public et les jeunes afin que les changements soient autant sociaux qu'ubains.

Les applications en cours à Strasbourg

Transcription de la vidéo

Ça fait quelques années que des chercheurs ont pu montrer que la ville a toujours été pensée par des hommes pour des hommes, et que l'usage de la ville n'est pas le même pour les femmes et les hommes. Sous le prisme de l'égalité entre les femmes et les hommes, la question du genre et la place de la femme dans les aménagements urbains n'est pas vraiment présente, alors qu’elle a pour ambition de transformer la société globalement.

Il est temps aujourd’hui de réfléchir à cela et de prendre en compte le regard et le vécu des femmes pour faire une ville qui soit accueillante et une ville inclusive, dans l'aménagement urbain et dans les aspects de la vie quotidienne, tels que les cours d'école ou même la façon de marcher dans la rue. Il y avait vraiment un sexisme qui pouvait se dégager et des questions de genre qui pouvaient se poser.

On peut tous agir pour une ville inclusive. La première étape, c'est de lever le voile sur ces inégalités, de montrer que femmes et hommes n'ont pas le même usage de la ville et qu'il faut tenir compte de ces usages divers pour créer la ville la plus inclusive possible.

Je suis directeur de territoire, et je pense qu'on a un rôle à jouer, nous, opérateurs, qu'on soit un homme ou une femme. On peut tous décider de laisser la place aux personnes concernées, de faire un pas de côté. On peut tous y arriver et on peut tous s'approprier ce sujet.

Pour moi, c'était une matinée très agréable, très riche en échanges, et j'ai vraiment apprécié les différents retours qu'on a eus des chercheurs et chercheuses, des professionnels de l'urbanisme et des différents CEG de la métropole.

On a besoin du regard de tous les habitants et des habitantes. On a besoin du regard des hommes et des femmes, mais aussi des femmes plus ou moins âgées. On a besoin du regard des personnes qui ont une mobilité réduite pour faire cette fameuse ville inclusive.

Pour moi, aujourd'hui, il y a un vrai enjeu d'améliorer les pratiques professionnelles en urbanisme et d'ouvrir davantage le sujet du genre en le mettant au centre du débat, car je pense qu'il ne prend pas suffisamment de place.

  • Gardes d'enfants proposées pendant les temps de participation citoyenne
  • Végétalisation des cours d'école et lancement d'un accompagnement des équipes scolaires sur l'égalité filles-garçons dans la cours de récréation
  • Réalisation de marche exploratoires : réunir citoyennes et citoyens pour marcher ensemble dans l'espace public et voir comment améliorer l'aménagement et le sentiment de sécurité
  • Offre de formation à destination des agentes et agents de l'Eurométropole, et des partenaires, à la prise en compte de l'égalité femmes-hommes dans le développement social et urbain
  • Lutte contre le harcèlement par des campagnes de sensibilisation, la formation des acteurs et actrices du milieu de la nuit et de la police municipale, la mise en place de dispositifs de sensibilisation et de mise en sécurité des victimes pendant la fête de la musique et le 14 juillet.

Mission droits des femmes et égalité de genre