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Vers une agriculture locale durable et innovante

L'agriculture occupe encore une place importante sur le territoire de l'Eurométropole de Strasbourg (200 exploitations, 10 400 ha cultivés soit 1/3 du territoire). Véritable richesse, elle doit être préservée et développée.

Le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg compte 12 500 ha de Surface Agricole Utile soit 1/3 du territoire, dont les ¾ sont cultivés en céréales. Ce même territoire compte près de 490 000 habitants (le ¼ de la population alsacienne), des consommateurs qui souvent ignorent l’impact de leurs choix alimentaires. Relocaliser le système alimentaire est un enjeu de territoire pour gagner en autonomie et en qualité.

Le maraichage est peu développé sur le territoire de l’Eurométropole de Strasbourg (environ 450 ha), et l’agriculture biologique représente une part minime (1.73% de la SAU). 305 agriculteurs y ont leur siège, dont une forte proportion de doubles actifs et seulement 14 agriculteurs bio. Les consommateurs ignorent bien souvent l’impact de leurs choix alimentaires auquel ils consacrent un budget moyen de 114€/semaine/ménage.

Depuis 2010, la Ville et l’Eurométropole travaillent avec la Chambre d’Agriculture d’Alsace et l’Organisation professionnelle de l’agriculture biologique en Alsace à :

  • préserver les espaces agricoles, et maintenir les entreprises agricoles en minimisant la consommation de foncier, en tenant compte de la dimension agricole dans l’élaboration des documents d’urbanisme (850 ha de surface urbanisable classés en agricole ou naturel inconstructible au PLU, définition de paliers de constructibilité agricole) et des projets urbains (élaboration d’un protocole d’indemnisation, projet d’agro-parc comme élément de modernisation de la Zone Commerciale Nord), en conjuguant la problématique de transmission des entreprises avec celle de l’installation de jeunes hors cadre familial (sensibilisation et accompagnement).
  • développer une agriculture durable, diversifiée et respectueuse de l’environnement, afin de contribuer à la gouvernance alimentaire du territoire (installation de jeunes maraichers en secteur urbain), au maintien de la biodiversité (éco-pâturage), à la variété de nos paysages, à la protection de la trame verte et bleue (125 ha en clauses environnementales) et des ressources naturelles (sensibilisation aux bonnes pratiques et définition de plans d’actions spécifiques).
  • développer les circuits courts et de proximité en recherchant la dynamisation du tissu existant et la cohérence dans le maillage du territoire (plus de 200 tonnes de produits bio dont 60% d’origine locale drainés chaque année vers les restaurants scolaires, charte des producteurs des marchés de la ville, distribution de paniers sur le domaine public et appui aux magasins collectifs).
  • rapprocher les agriculteurs et les citadins en suscitant des habitudes de consommation favorables aux produits locaux et de saison (un évènementiel annuel depuis 2010).

Pour l’ensemble de cette politique, la Ville de Strasbourg a obtenu le titre de capitale française de la biodiversité en 2014 sous la rubrique « Agriculture urbaine et biodiversité », à l’occasion de la 5ème édition du concours organisé par Plante et Cité, Natureparif et l’agence régionale pour l’environnement de PACA.

Logo Capitale française de la biodiversité

Et, en 2017, le Ministère de l’Agriculture, l’alimentation et de la forêt la qualifiait de Projet Alimentaire Territorial.

Logo Projet alimentaire territorial