La vidéoverbalisation à Strasbourg

Fil d'Ariane

Un outil au service de la sécurité routière

Dans le cadre de sa politique de circulation et de sécurité routière, l’Eurométropole de Strasbourg a mis en place la vidéoverbalisation afin de renforcer le respect du Code de la route et de protéger les usagers les plus vulnérables.
Lancée le 27 mai 2019, elle permet de constater certaines infractions à distance, sous le contrôle d’un agent habilité, dans un cadre strictement réglementé. 

Un dispositif encadré par la loi

Contrairement aux radars automatiques, la vidéoverbalisation ne repose pas sur une détection automatisée.
Un agent assermenté observe en temps réel les images issues des caméras de vidéoprotection implantées sur la voie publique. C’est lui qui constate l’infraction et décide de la verbalisation. 

Ce dispositif est autorisé par le Code de la route et le Code de la sécurité intérieure, dans un cadre strict garantissant les droits des usagers.

Comment fonctionne la vidéoverbalisation ?

La vidéoverbalisation s’appuie sur le réseau de caméras de surveillance du trafic existant et permet aux agents de police municipale d’observer en temps réel certaines situations de circulation et, le cas échéant, de constater une infraction sans intervention immédiate sur place.

La vidéoverbalisation repose sur une procédure encadrée et réalisée exclusivement par un agent assermenté. Elle se déroule en plusieurs étapes successives :

Tout d’abord, un agent de police municpale visualise en temps réel les images issues des caméras de vidéoprotection implantées sur la voie publique. 
Lorsqu’une infraction au Code de la route est observée, l’agent procède à sa constatation (il n’y a pas de détection automatique). Il capture l’image du véhicule concerné, identifie sa marque et relève le numéro d’immatriculation.

L’agent établit ensuite un procès-verbal électronique (PVe) précisant la nature de l’infraction, ainsi que la date, l’heure et le lieu des faits.
Le procès-verbal est alors transmis automatiquement au Centre National de Traitement (CNT) de Rennes. Ce dernier édite et adresse l’avis de contravention au domicile du titulaire de la carte grise du véhicule.

Cette procédure garantit la traçabilité de chaque étape et le respect du cadre réglementaire applicable.

Une commission de suivi dédiée

Afin d’assurer un pilotage transparent et régulier du dispositif, une commission de vidéoverbalisation est organisée plusieurs fois par an.

Présidée par deux élus, cette commission a pour mission de :

  • Suivre l’utilisation du dispositif,
  • Examiner les données statistiques des verbalisations par caméra,
  • Évaluer les pratiques et leur évolution.

Elle réunit également des représentants des services : Réglementation, Mobilité, Voirie.

Cette instance garantit un suivi collégial et une cohérence avec les politiques publiques de circulation et d’aménagement.

Pourquoi recourir à la vidéoverbalisation ?

L’objectif est de :

  • Lutter efficacement contre des causes majeures d’insécurité routière en agglomération,
  • Protéger les piétons, cyclistes et usagers vulnérables,
  • Inciter durablement au respect des règles du Code de la route,
  • Améliorer la cohabitation dans l’espace public.

La vidéoverbalisation ne remplace pas la présence des agents sur le terrain. Elle constitue un outil complémentaire, permettant :

  • De renforcer l’efficacité des contrôles,
  • D’intervenir sur des infractions constatées sans immobilisation immédiate du véhicule,
  • De contribuer à une meilleure cohabitation entre les différents usagers.

Elle s’inscrit donc dans une politique globale visant à rendre l’espace public plus sûr et plus apaisé pour tous.

Protection des données personnelles

La vidéoverbalisation est mise en œuvre dans le respect du Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) et des recommandations de la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).

Le dispositif concilie ainsi sécurité routière et respect des libertés individuelles.

Chiffres clés de la vidéoverbalisation

27 mai 2019 : lancement du dispositif à Strasbourg

  • 6 939

    verbalisations en 2022

  • 8 197

    verbalisations en 2023

  • 4 777

    verbalisations en 2024

  • 7 062

    verbalisations en 2025

Plus de 60 % des infractions concernent le stationnement gênant ou dangereux sur :

  • pistes et bandes cyclables,
  • cheminements piétons,
  • zones de rencontre,
  • aires piétonnes,
  • couloirs de bus.

Une commission de suivi réunie plusieurs fois par an.

Ces données illustrent l’attention portée à la protection des mobilités actives et à la sécurisation des espaces partagés.