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34 jeunes devenus passeurs de mémoire

Participation citoyenne, Europe et international, Jeunesse

34 jeunes devenus passeurs de mémoire

Participation citoyenne, Europe et international, Jeunesse

Publié le 26/11/2025 - Modifié le 26/11/2025

34 jeunes devenus passeurs de mémoire

Fil d'Ariane

« Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre » : une citation qui prend tout son sens pour les 34 jeunes français et allemands qui se sont engagés dans un parcours mémoriel et citoyen.

Ils ne sont encore qu’adolescents, mais ce qu’ils ont vécu dans le cadre d’un parcours mémoriel et citoyen a changé leur vision de l’histoire, de la mémoire et de leur rôle dans la société. C’est ce que partage Khady Ndir, conseillère jeune, à l’occasion de la restitution de ce parcours qui s’est tenu samedi dernier, à l’Hôtel de Ville de Strasbourg. Sous le regard ému de leurs proches, ces jeunes ont partagé leurs expériences, leurs ressentis et surtout leur volonté d’engagement. 

Visite des camps

Il faut dire que ces deux dernières années, ces 34 jeunes issus du Conseil des jeunes de Strasbourg, de Périgueux, de Stuttgart et de Dresde ont vécu, ensemble, des moments forts. Visite du Mémorial d’Alsace-Moselle, du Mémorial de la Shoah de Drancy, du Mémorial de Natzweiler-Struthof ainsi que du village martyr d’Oradour-sur-Glane, leur ont fait grandement prendre conscience des atrocités perpétrées pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais ce qui les a le plus marqués, c’est la visite du camp de concentration de d’Auschwitz-Birkenau. « La visite de ces différents camps nous a donné une dimension concrète de la guerre », partage Adrien Tissier, conseiller jeunes.

Transmettre et agir

Ces adolescents ont bien compris qu’un jour, il n’y aura plus de témoins de cette époque. « Alors c’est à nous d’agir, de s’engager », comme le dit Adam Amari, conseiller jeune. Parmi leurs recommandations, il y a, entre autres, l’idée de créer un parcours mémoriel dans chaque ville, de réaliser des actions de sensibilisation autour de la mémoire auprès de la jeunesse et de développer une instance transfrontalière (voire européenne) autour du travail de mémoire. « Notre génération doit se lever à son tour, non pas avec des armes, mais avec des idées et des projets », partage Ethan Brunot Lamamra, conseiller jeune.

Mélanie Jehl
Photos Philippe Stirnweiss