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Publié le 12/01/2024 - Modifié le 12/01/2024

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La culture veut polluer moins

Culture Environnement

Quelque 70 structures locales, allant des musées aux compagnie de théâtre, sont inscrites dans un parcours de formation inédit. Objectif : diminuer leur impact climatique.

Elles et ils sont plus de 150, et travaillent dans les musées, des salles de spectacles, des compagnies de théâtre, le secteur audiovisuel ou encore les médiathèques. Dans le foyer de la Cité de la musique et de la danse, les métiers de la culture étaient réunis le 9 janvier à l’occasion de la rentrée de la Classe climat, un parcours de formation en deux journées plénières et huit ateliers. 
"La culture est un élément déterminant de la transformation et elle est à la croisée de différentes politiques publiques, a estimé Anne Mistler, adjointe à la maire en charge des arts et cultures. Nous aimerions d’ailleurs la voir figurer, en tant que telle, dans les objectifs de développement durable fixés par les Nations unies pour l’horizon 2030." A en juger par l’engouement des acteurs locaux, le sujet semble en effet s’inscrire dans les préoccupations prioritaires du secteur.

Transports

"Nous sommes nombreux à adopter, dans nos vies personnelles, des habitudes plus respectueuses de l’environnement. Il est donc assez naturel que cette démarche s’invite aussi dans nos pratiques professionnelles", explique Etienne Bayart, de la compagnie Houppz théâtre. La Classe climat est en effet née d’une attente des acteurs culturels strasbourgeois. Animée par le collectif Les Augures, cette formation gratuite a été co-construite avec la Ville de Strasbourg.
Lors de la journée d’ouverture, les inscrits ont pu participer à une fresque du climat, en petits groupes. "Je pensais être bien informée sur les causes du dérèglement climatique, mais j’ai appris plein de choses, témoigne Marie Pfister, chargée du bureau d’accueil des tournages de la Ville de Strasbourg. On est entrés dans le détail des rapports du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et j’ai mieux saisi l’impact du secteur des transports."


Plans d’action

L’après-midi était consacré à des retours d’expérience et au partage d’initiatives efficaces. "Le domaine de la culture recouvre des métiers et des quotidiens très différents, mais il y a de bonnes idées dont on peut s’inspirer, commente Etienne Bayart. La mutualisation du matériel ou du transport ou la mise à disposition de costumes sont des pistes que j’aimerais explorer." Marie Pfister complète : "J’ai envie de creuser la question des déplacements : comment faire pour inciter les équipes de tournage que nous accueillons à favoriser les transports en commun ou l’usage du vélo plutôt que la voiture individuelle."
Après cette première journée, huit ateliers thématiques, en petits groupes, se tiendront d’ici le mois de mars. "L’idée de cette Classe climat, c’est de réfléchir de façon collective aux moyens d’action que nous pouvons mettre en œuvre. A la fin de la formation, chacun et chacune doit repartir avec des pistes concrètes, qui pourront aller jusqu’à des plans d’action d’ampleur déclinés en feuilles de route opérationnelles", précise Lorine Boitelle, directrice adjointe de la Culture. Les différents outils évoqués au cours de la formation seront rassemblés sur une plateforme numérique à disposition des structures inscrites. 


Lisette Gries

Photos Jérôme Dorkel