Agrégateur de contenus

Des certificats pour 300 parents apprenant le français

Culture, Égalité, Enfance, éducation, Europe et international, Solidarités, Périscolaire, Écoles

Des certificats pour 300 parents apprenant le français

Culture, Égalité, Enfance, éducation, Europe et international, Solidarités, Périscolaire, Écoles

Publié le 16/06/2026 - Modifié le 16/06/2026

Des certificats pour 300 parents apprenant le français

Fil d'Ariane

En cette fin d’année scolaire, les parents allophones qui ont suivi les cours de français organisés dans les écoles maternelles de la Ville ont célébré leurs progrès avec leurs enseignants et des représentants de la municipalité, lors d’une cérémonie à l’Hôtel de Ville.

Des visages plus réjouis les uns que les autres ! Ce mardi 16 juin, dans les salons de réception de l’Hôtel de Ville, près de 300 parents d’élèves de maternelle se sont vus remettre, une fois n’est pas coutume, leur propre certificat. Ces adultes allophones ont en effet suivi depuis plusieurs mois des cours de français, proposés gratuitement par la Ville de Strasbourg au sein des écoles. « Lorsqu’un parent comprend mieux le français, il peut mieux accompagner la scolarité de ses enfants », a résumé lors de cette cérémonie Carole Wenner, adjointe à la maire chargée de la promotion de la lecture et de la lutte contre l’illettrisme. 
Ce projet d’apprentissage du français dans les écoles maternelles (Afem) est précisément issu d’un constat partagé par les équipes enseignantes et d’animation : quand la communication avec les familles est difficile, voire impossible, le quotidien des élèves en pâtit. Depuis 2017, des cours de découverte de la langue sont organisés dans les 48 écoles maternelles de la Ville, en partenariat avec des associations et structures du territoire. « Derrière chaque certificat remis, il y a des heures d’efforts, parfois de doutes, mais surtout une formidable envie d’apprendre et de s’impliquer dans la communauté scolaire », a aussi souligné Carole Wenner.

Découvrir les ressources du quartier

Une persévérance qui porte ses fruits. « Quand je suis arrivée à Strasbourg, j’avais peur à chaque rendez-vous pour les enfants de ne pas comprendre, témoigne Fatiha Alfakhry, venue de Syrie en 2019. Après deux ans de cours, c’est mieux. » À ses côtés, son amie Cilfidana Memezov, originaire de Serbie, confirme : « Le français est une langue difficile, mais je suis très contente de pouvoir l’apprendre et je suis déjà plus à l’aise. » Toutes deux suivent assidûment le cours dispensé au sein de l’école Canardière par l’association CPCV.
« Dans leur groupe de six, tout le monde a progressé, apprécie leur enseignante, Sarra Djeffal. Au début, elles hésitaient à prendre la parole et puis, après quelques semaines, quelque chose s’est débloqué. » Pour ces parents, en grande majorité des mères, ces cours sont aussi des lieux de rencontre avec des familles de cultures et de langues différentes, ainsi que des occasions de découvrir les ressources de leur quartier. 

Lisette Gries
Photos Abdesslam Mirdass