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Escrime : le SUC sur le trône du sabre mondial

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Escrime : le SUC sur le trône du sabre mondial

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Publié le 31/07/2025 - Modifié le 31/07/2025

Escrime : le SUC sur le trône du sabre mondial

Fil d'Ariane

Sara Balzer, Sarah Noutcha et Toscane Tori, les trois sabreuses licenciées au Strasbourg Université Club, ont offert à la France le titre mondial qui lui échappait depuis 2018, ce mercredi 30 juillet à Tbilissi (Géorgie).

La remplaçante Faustine Clapier (à gauche), licenciée à Gisors,
a été sacrée aux côtés des strasbourgeoises Sara Balzer, Sarah Noutcha et Toscane Tori. 

 
Il faudrait fouiller loin dans les archives pour retrouver la trace d'un exploit de cette envergure. Celui d'un club ayant offert ses trois titulaires à l'équipe de France, laquelle devenant ainsi championne du monde. Timothé Boudhil, le président du SUC, vingt-cinq ans d'escrime derrière lui, cherche mais ne trouve pas. "J'ai demandé autour de moi mais, a priori, c'est la première fois que ça arrive."
L'Illkirchoise Sarah Noutcha (25 ans) et la Bischheimoise Sara Balzer (30 ans), amies proches dans la vie, sont deux purs produits de la formation strasbourgeoise, au club depuis 20 et 22 ans. La Val-de-Marnaise Toscane Tori (21 ans), elle, a quitté Charenton à son initiative pour rejoindre le Strasbourg Université Club il y a trois ans, déterminée à profiter de l'émulation pour progresser. 

"Une vraie prouesse pour notre club"

Toutes trois quart-finalistes de l'épreuve individuelle le 27 juillet, les pensionnaires de l'Insep ont permis à la France d'obtenir le quatrième sacre planétaire de son histoire, le premier depuis 2018. Les Bleues du SUC ont disposé successivement de l'Ouzbékistan (45-36), de la Chine (45-31) et de la Hongrie (45-41) après avoir été menées 19-25, avant de dominer la Corée du Sud (45-37) en finale.
Sara Balzer, vice-championne olympique individuelle à Paris, a été la plus prolifique, en marquant 60 % des touches qu'elle a disputées durant ces quatre rencontres, devant Toscane Tori (54 %) et Sarah Noutcha (53 %). Les deux plus jeunes ne sont titulaires que depuis le début de cette saison, car Manon Apithy-Brunet et Cécilia Berder, membres de l'équipe olympique, sont en pause maternité.

"Un tel exploit va créer des vocations"

"C'est une vraie prouesse pour notre club, s'enthousiasme Timothé Boudhil. C'est la continuité d'un travail de longue haleine, réalisé au club depuis presque vingt ans. Je suis ému car je pense évidemment au maître d'armes Philippe Nicolas (décédé en 2023) qui a mis en garde les deux Sara(h). Le travail a été poursuivi notamment par Gaël Fischer puis Tom Albrecht."
Le SUC a reçu au gymnase Aristide-Briand, ce 31 juillet, un morceau de la piste olympique sur laquelle Sara Balzer a brillé l'été dernier. "On proposera un temps-fort en septembre pour célébrer nos championnes", promet Timothé Boudhil, conscient de l'héritage. "Un tel exploit va forcément créer des vocations. Les jeunes savent que c'est dans cette salle d'armes que nos sabreuses ont été formées."

Tony Perrette
Photo : FIE