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L’écojardinage récompensé

En juin dernier, 10 locataires de jardins familiaux ont été récompensés par la Ville pour la gestion écologique de leurs parcelles. Rencontre avec ces "éco-jardiniers" et "éco-jardinières".
Depuis 30 ans, la Ville de Strasbourg récompense les plus beaux jardins partagés et familiaux. Cette année, pour la première fois, des critères de développement durable ont été intégrés aux dossiers de candidature. De manière générale, l’utilisation de produits phytosanitaires est interdite dans les jardins partagés et familiaux.
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Voilà 13 ans que David cultive son jardin, situé à Schiltigheim, de manière naturelle. "J’ai grandi à la campagne, la nature me manquait, confie-t-il. Je pratique la permaculture, je produis mes propres semences et j’entretiens un petit bassin pour les oiseaux et les insectes. Ce jardin est essentiel à mon bien être."
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C’est pour apprendre le jardinage à leur enfant que Thérèse et son compagnon ont investi une des parcelles d’un jardin partagé, en 2017. "Ce n’était pas facile d’imaginer comment nous allions aménager notre jardin pour le rendre pratique et agréable. Nos voisins, avec qui nous partageons eau et compost, nous ont bien aidés."
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Pour beaucoup d’éco-jardiniers et éco-jardinières, "Le Potager des paresseux" est un ouvrage de référence. Il donne de nombreuses techniques pour éviter d’utiliser des produits chimiques : associer certaines plantes pour éloigner, couvrir le sol de paille pour garder la fraîcheur de la terre, créer des haies fleuries pour les animaux…
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Marie-Anne a aménagé un espace convivial dans son jardin, où elle fait pousser une variété impressionnante de fruits et légumes : "tomates, courgettes, aubergines, christophines, fraises, raisin rouge, potirons japonais, rhubarbe, framboises, groseilles, cassis… Je me suis aussi arrangée pour avoir des fleurs toute l’année", confie-t-elle.
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La Ville de Strasbourg propose deux types de jardins : un jardin familial (4800) appartient à une seule famille et un jardin partagé, comme son nom l’indique, comporte plusieurs parcelles que des familles se partagent.
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Lorsqu’elle était petite, Malgorzata passait tous ses week-ends dans la ferme familiale. Elle en a gardé un goût pour "le goût des légumes fraîchement cueillis. C’est incomparable avec les produits de grande surface. La qualité de la terre est indispensable. Je ne la retourne pas, je laisse faire les vers de terre ! Et avec du paillage, il n’y a pas besoin de beaucoup arroser."
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"Quand j’étais petite, mes parents avaient déjà un jardin familial, raconte Kalinka Catherine. Je loue le mien depuis 2004. Ça me fait beaucoup de bien. J’ai un potager, un espace d’agrément pour ma famille et un autre consacré aux fleurs."
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Adeline, éco-conseillère, a intégré en jardin familial en 2014. "On dit que le jardinage crée des liens et c’est vrai ! Ici, on côtoie des familles venues de partout, du Bengladesh et d’Inde par exemple, on se donne des conseils. On s’échange nos légumes car on en a toujours trop ! Ça ne coûte rien, sauf du temps et du travail."
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"Jardiner sans produits chimiques ne prend pas plus de temps, explique Philippe, qui possède un jardin depuis près de 20 ans. J’utilise des prédateurs naturels pour lutter contre les nuisibles, les carabes sont très efficaces contre les limaces par exemple. Pour favoriser la biodiversité, je réfléchis à chaque plante que je sème pour qu’elle intéresse un insecte."
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