angle-left L’Opéra, côté coulisses

L’Opéra du Rhin, de l'autre côté du décor

Dans un bâtiment à l’abri des curieux, l’Opéra national du Rhin confectionne les décors de ses spectacles et conserve les costumes des précédentes productions. Visite des ateliers de cette institution strasbourgeoise.

 

Photos : Abdesslam Mirdass

Textes : Léa Davy

L’Opéra national du Rhin (ONR) conserve près de 85.000 costumes, tous réalisés sur mesure, dont les plus anciens datent de la Seconde Guerre mondiale.
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« L’étiquette cousue au costume indique la production pour laquelle il a été réalisé, la taille et le rôle de la personne qui l’a portée », explique Thierry Meyer, responsable de l’habillement du ballet de l’ONR. Les costumes sont régulièrement réutilisés et adaptés pour de nouveaux opéras.
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Les costumes les plus délicats et ouvragés reposent sur des mannequins.
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L’opéra possède des pièces uniques, comme cette veste customisée par le couturier Christian Lacroix.
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Certains costumes, dont les artistes de l’ONR ne se servent plus, sont loués ou vendus à d’autres opéras à travers le monde.
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Les pièces sont rangées par catégories (tutus, tabliers, bas de chausses, bustiers, chemises…), par couleurs et par rôles (solistes, chœurs, figurants).
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Gants, mouchoirs, foulards, voiles, toques… Les accessoires, dont des perruques conçues à base de vrais cheveux et faites à la main, sont conservés dans des centaines de boîtes.
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L’ONR accueille régulièrement des groupes scolaires pour faire découvrir ses coulisses et les étapes de fabrication des costumes.
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Pour chaque opéra, un scénographe dessine la maquette du décor, dont la faisabilité technique et financière est ensuite travaillée par un bureau d’études, toujours interne à l’ONR.
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Cette statue est la pièce maîtresse de l’opéra Beatrix Cenci. Sa structure a été conçue par l’atelier menuiserie et serrurerie, avant d’être recouverte de polystyrène.
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Pour s’assurer de la bonne réalisation des décors, ceux-ci sont préalablement montés au sein de l’atelier. Chaque élément est numéroté puis les décors sont démontés et transportés en pièces détachées à l’opéra.
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Ici, un peintre s’occupe de la finition d’un faux rideau de fer réalisé avec une plaque de polystyrène très comprimée, lisse et légère. Il applique une patine pour lui donner un côté rouillé.
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