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Plan Canopée : plus de la moitié du chemin accompli

Environnement, écologie, climat

Plan Canopée : plus de la moitié du chemin accompli

Environnement, écologie, climat

Publié le 07/05/2025 - Modifié le 07/05/2025

Plan Canopée : plus de la moitié du chemin accompli

Fil d'Ariane

Près de 6000 arbres ont été plantés sur les 10 000 prévus d’ici 2030. Le travail de conservation du patrimoine arboré se poursuit.

 C’est un travail de longue haleine pour permettre à Strasbourg de s’adapter aux dérèglements climatiques : le plan Canopée est arrivé cette année à mi-parcours. 5589 arbres ont déjà été plantés sur les 10 000 prévus d’ici 2030. Ils ont pris racine sur les places, dans les rues ou dans les cours d’école végétalisées et déminéralisées. 
Avec 1333 arbres mis en terre, « la cinquième saison du plan Canopée est une des plus actives », s’est réjouie Jeanne Barseghian au moment de dresser le bilan de ce projet d’envergure. « Nous agissons sur le développement invisible des arbres : leur développement racinaire », précise Suzanne Brolly adjointe à la ville résiliente. Un important travail est fait sur la qualité des sols en amont des plantations et sur la profondeur des fosses creusées afin de permettre aux racines d’atteindre la nappe phréatique. 

Arbres remarquables

Mais, aussi essentielles soient-elles, les plantations ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Le plan Canopée prévoit également la préservation du patrimoine arboré en sanctuarisant les arbres existants. Pour ce faire, la Ville s’est dotée l’an dernier de deux outils : un cahier de prescriptions comprenant une série d’indications que les acteurs, internes à la collectivité et externes, doivent suivre lorsqu’ils procèdent à des travaux dans l’environnement d’un arbre ; et un barème attribuant une valeur monétaire aux arbres et permettant de fixer des pénalités financières s’ils venaient à être endommagés. « Il faut tenir les deux maillons de la chaîne : planter des arbres et préserver les plus anciens », a rappelé Georges Fetermann, président de l’association A.R.B.R.E.S venu à Strasbourg le 6 mai pour décerner le label Arbres remarquables au platane du quai de la Bruche, à l’érable et au chêne entremêlés de l’Orangerie ainsi qu’au hêtre lacinié du parc Albert-Schweitzer, mais aussi à l’ensemble des gingko de la place de la République.

Études et tests 

En plus de ce travail de plantation et préservation, le service Espaces verts et de nature de la municipalité a mis au point des îlots tests. Là sont mises en terre des essences venues de Chine, du Japon, du Mexique ou d’Amérique du Nord, plus susceptibles de résister aux fortes chaleurs et aux écarts importants de température. Quatre nouveaux îlots tests ont fait leur apparition cette année, à la Gare aux marchandises à Cronenbourg, sur le rond-point de la route de Rouen, sur les berges du sentier de l’Aubépine à la Robertsau et également sur celles de la rue de la Doller au nord de la Cité de l’Ill. Les services municipaux travaillent main dans la main avec l’Université de Strasbourg : une thèse est notamment en cours pour évaluer la contribution de la végétation sur l’atténuation des îlots de chaleur. 

Anne Dory
Photos Valentine Zeller / Thierry Suzan