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Roger Fehr : "il faut ouvrir le dialogue sur le don d’organes"
Publié le 16/01/2026 - Modifié le 16/01/2026
Fil d'Ariane
Membre du bureau de France Adot 67/68, l'association du don d'organes et de tissus qui milite pour faire mieux connaître cette pratique qui sauve de nombreuses vies.
Pouvez-vous présenter votre association ?
Nous faisons de la sensibilisation au don d’organes et de tissus auprès du grand public, dans les établissements scolaires, les entreprises, etc. Aujourd’hui, la loi stipule qu’en cas de mort encéphalique, tout le monde est considéré comme donneur potentiel, à moins d’avoir exprimé son opposition auprès de l’Agence de biomédecine ou de ses proches. C’est donc souvent à la famille que revient la décision. Des refus sont constatés dans plus d’un tiers des cas, or plus de 1000 personnes en attente d’un organe décèdent chaque année faute d’avoir pu être transplantées. Notre premier message, c’est qu’il faut réfléchir à cette question et ouvrir le dialogue avec son entourage, même si le sujet peut paraître délicat.
À quelles interrogations répondez-vous principalement lors de vos interventions ?
Nous rappelons que la préoccupation majeure de l’équipe médicale restera de sauver la personne, même si elle est donneuse d’organes, et qu’il est impossible en France de se tromper sur le décès : il n’y a aucun risque de se réveiller avec un organe manquant. Le prélèvement se déroule ensuite au bloc opératoire, dans les mêmes conditions que n’importe quelle intervention chirurgicale. Le corps est rendu à la famille dans un parfait état visuel, même en cas de don de tissus comme l’épiderme ou la cornée. Enfin, tout se passe sous l’égide de l’Agence de biomédecine, qui s’occupe de contacter les receveurs les plus compatibles et qui garantit l’anonymat des deux parties.
Pourquoi une stèle a-t-elle été installée en juin devant l’hôpital de Hautepierre ?
Les Hôpitaux universitaires de Strasbourg réalisent trois à quatre greffes par semaine, grâce aux donneurs. Cette stèle, comme celle installée au Jardin des Deux-Rives depuis 2016, est un lieu de recueillement pour les familles et pour les personnes transplantées, sauvées par ces dons. Les équipes soignantes sont certes primordiales, mais il est important de rendre hommage aussi aux défunts et à leur entourage.
Plus d'informations sur ADOT67.ORG.
Propos recueillis par Lisette Gries
Photos de Abdesslam MIRDASS
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