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Kolbsheim

Du haut de ses 196 mètres, la commune de Kolbsheim s'étend sur 335 hectares, et recense 900 habitants.

Fiche signalétique

Présentation générale

En 735, le nom de COLOBOCISHEIM apparaît dans un acte de vente de terres à l'Abbaye de Murbach. L'origine du village est certainement plus ancienne puisqu'on y a retrouvé des vestiges de l'âge néolithique (fragments de poteries). En 1224, on signale des possessions de l'évêché de Strasbourg à Colbotesheim. Le nom du village a encore évolué au cours des siècles : KOBOLZHEIM en 1357 puis KOLBSHEIM.

En 1262, le village fut incendié au cours d'une guerre entre la Ville de Strasbourg et l’Évêque. Puis, au cours d'une autre guerre entre ces mêmes adversaires, apparaît le nom du chevalier Cuno de Kolbsheim qui captura 24 nobles du parti de l’Évêque à Weyersheim et les mena à Strasbourg.

En 1567, Kolbsheim passa à la Réforme Protestante. En 1592, pendant la guerre des évêques, l'église et le moulin furent pillés puis, en 1622, au cours de la Guerre de Trente Ans, le village fut brûlé par les troupes de Mansfeld. Après le rattachement à la France, la présence de plusieurs familles catholiques dans le village justifia, en 1693, l'instauration du simultanéum (utilisation du même lieu de culte par les protestants et les catholiques), toujours en application. À cette date, on note également l'existence d'une école.

L'ancienne église

L'ancienne église au clocher roman menaçant ruine, une nouvelle église, toujours en service, fut construite en 1767 et 1768, avec un petit clocher placé au milieu du toit de la nef. La tour actuelle, surmontant le chœur, ne fut érigée qu'en 1870.

Des deux châteaux, seul subsiste aujourd'hui le château supérieur, construit vers 1700. Bien entretenu, il est entouré d'un beau parc et comporte une belle terrasse. Depuis 1874, il appartient à la famille GRUNELIUS, après avoir été la propriété de grandes familles nobles ou bourgeoises, notamment les "FALKENHAYN", les DARTEIN et les HUMANN (Jean-Georges HUMANN est connu comme ministre des finances du Roi Louis-Philippe).

La synagogue

La synagogue, construite en 1850 et rénovée en 1909, témoigne de la présence d'une communauté juive relativement nombreuse jusqu'à la 2ème guerre mondiale (en 1865 on dénombre à Kolbsheim 585 habitants dont 103 catholiques, 358 luthériens et 124 israélites). Le bâtiment a été récemment transformé en maison d'habitation.

Notons encore que c'est au cimetière de Kolbsheim que sont enterrés le philosophe Jacques MARITAIN (1882–1973) et son épouse Raïssa. Un "Cercle d’Études Jacques et Raïssa Maritain", très actif, est toujours installé au Château de Kolbsheim.

Le musicien américain d'origine russe Nicolas NABOKOV (1903 – 1978), qui, comme les MARITAIN, était souvent accueilli par la famille GRUNELIUS au château de Kolbsheim, repose également au cimetière communal.

Situé à 15 km au Sud-Ouest de Strasbourg sur la commune du même nom, le château de Kolbsheim, dominant la plaine d'Alsace, constitue avec ses jardins en terrasse à la française et, en descendant vers la Bruche, son parc à l'anglaise, un ensemble unique dans sa région.

 

Le Château

Le château actuel comprend deux ailes dont la plus ancienne, l'aile Ouest fut construite en 1703 sur un site qui avait antérieurement abrité une demeure de maître appartenant à la famille MÜLLENHEIM-RECHBERG.
Le château passa à la famille des barons von FALKENHAYN, originaires de Silésie.

Sous l'Empire, il fût acquis par Charles de DARTEIN, commissaire général des fontes de l'artillerie de Strasbourg.
En 1843, Jean Georges HUMANN, député du Bas-Rhin puis Ministre des Finances de Louis-Philippe, premier alsacien à devenir ministre, devint propriétaire de l'ensemble et entreprit la construction de l'aile Sud.

Son fils Théodore, né dans les lieux, sera maire de Strasbourg de 1864 à 1870. Depuis 1874, il appartient à la famille GRUNELIUS.

 

Les jardins et le site

Les jardins du château de Kolbsheim

Le parc, dominant la plaine d'Alsace, est organisé selon deux axes principaux: la terrasse supérieure Est-Ouest, devant la perspective du château et les terrasses inférieures en gradins vers le Sud face à la plaine. Son dessin actuel remonte aux années 20 et fut conçu par Alexandre Grunélius : une partie supérieure "à la française" ornée de topiaires de conifères, de banquettes de buis autour de statues et de pièces d'eau, qui se fond progressivement jusqu'à la Bruche, dans la pente d'un parc "à l'anglaise" ponctué d'arbres centenaires.

Principaux équipements sur le territoire de la commune

Principaux équipements communaux

  • Salle socioculturelle
  • Groupe scolaire
  • Église
  • City stade
  • Ancienne école
  • Transports en communs : Ligne 209