Détail Entité

Rue Louise Michel

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67000 Strasbourg

Rue Louise Michel

Fil d'Ariane

Présentation

Louise Michel (1830-1905)

Louise Michel, née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte, Haute-Marne est une militante anarchiste, aux idées féministes et l’une des figures majeures de la Commune de Paris. Première à arborer le drapeau noir, elle popularise celui-ci au sein du mouvement anarchiste.

En 1851, elle obtient le brevet de capacité permettant d’exercer la profession de "sous-maîtresse" (on dirait institutrice aujourd'hui). En 1852, elle crée une école libre à Audeloncourt où elle enseigne durant une année avant de se rendre à Paris.

Intéressée par la littérature, elle publie plusieurs textes, notamment des poèmes, qu'elle signe sous le pseudonyme d'Enjolras et entretient une correspondance de 1850 à 1879 avec Victor Hugo, un des personnages les plus célèbres et les plus respectés de l'époque.
Elle s'introduit dans les milieux révolutionnaires et collabore à des journaux d’opposition comme Le Cri du peuple.

En 1870, à 40 ans, après la chute de l'Empire, elle participe au Comité de vigilance des citoyennes du 18e arrondissement de Paris dont elle est élue présidente. Dans Paris affamé, elle crée une cantine pour ses élèves. On assiste alors à d’étonnantes manifestations : femmes, enfants, gardes fédérés entourent les soldats qui fraternisent avec cette foule joyeuse et pacifique. Louise Michel fait alors partie de l’aile révolutionnaire la plus radicale aux côtés des anarchistes.

En mai 1871, lors des assauts versaillais contre la Commune, elle participe au combat de rue ; elle se rend pour faire libérer sa mère, arrêtée à sa place puis est détenue au camp de Satory près de Versailles.
Entre 1871 et 1873, elle passe vingt mois en détention et se voit condamnée à la déportation. C’est le temps où la presse versaillaise la nomme la Louve avide de sang ou la Bonne Louise.

Embarquée sur le Virginie en août 1873 pour être déportée en Nouvelle-Calédonie, Louise Michel arrive sur l’île après quatre mois de voyage. Elle reste sept années en Nouvelle-Calédonie, refusant de bénéficier d’un autre régime que celui des hommes. Elle cherche à instruire les autochtones kanaks et, contrairement à certains Communards qui s’associent à leur répression, elle prend leur défense lors de leur révolte, en 1878. Elle obtient l’année suivante l’autorisation de s’installer à Nouméa et de reprendre son métier d’enseignante, d’abord auprès des enfants de déportés, puis dans les écoles de filles.

De retour à Paris en 1880, elle est chaleureusement accueillie par la foule. Elle y reprend son activité d’infatigable militante, donnant de nombreuses conférences.

En mars 1882, lors d’un meeting à Paris, Louise Michel, désirant se dissocier des socialistes autoritaires et parlementaires, se prononce sans ambigüité pour l’adoption du drapeau noir par les anarchistes : "Plus de drapeau rouge mouillé du sang de nos soldats. J’arborerai le drapeau noir, portant le deuil de nos morts et de nos illusions".

En janvier 1887, elle est attaquée ; blessée à la tête. On ne parviendra pas à extraire la balle logée dans son crâne qui y demeurera jusqu'à sa mort, 17 ans plus tard.

Pendant les dix dernières années de sa vie, Louise Michel, devenue une grande figure révolutionnaire et anarchiste, multiplie les conférences à Paris et en province, accompagnées d'actions militantes.
Elle meurt en janvier 1905 à Marseille.

Elle demeure aujourd'hui une icône révolutionnaire et anarchiste.

Informations complémentaires

Date de dénomination : 27/06/2011

Engagée pour l’égalité entre les femmes et les hommes, la Ville souhaite mettre en lumière et redonner leur juste place dans l’espace public, aux femmes impliquées dans l’Histoire en général et dans l’histoire strasbourgeoise en particulier. Elle s’engage depuis 2010 à augmenter le nombre de rues et de bâtiments publics au nom de femmes et de féministes.