Plobsheim

Plobsheim

Fil d'Ariane

La commune de Plobsheim compte 4 475 habitants (données Insee 2020) et s'étend sur une superficie de 1 663,7 hectares.

Présentation générale

Plobsheim a su conserver un air de campagne aux portes de la grande ville : des vergers en périphérie du village puis de larges espaces agricoles et une forêt rhénane protégée au sud et à l'est. Toutefois, c'est l'eau, omni présente dans la commune, qui a façonné le visage de Plobsheim au cours des siècles.

L'eau, c'est tout d'abord le plan d'eau à l'est. Celui-ci a été mis en eau en 1970 et s'inscrivait dans un grand programme d'aménagement du Rhin (régulation des crues et création de centrales hydroélectriques). Le plan d'eau accueille nombre d'oiseaux migrateurs durant l'hiver.

Mais l'eau à Plobsheim, c'est aussi les nombreux cours d'eau alimentés par le Rhin et la nappe alluviale qui traversent le village et en font tout son charme. Ce sont le Dorfgiessen, le Banaugiessen ou encore le Petergiessen.

En ce qui concerne la nappe phréatique, elle est à Plobsheim d'une qualité exceptionnelle et un projet de puits de captage est actuellement piloté par l'Eurométropole sur le ban communal.  Il s’agit d’une installation destinée à sécuriser l’approvisionnement en eau potable pour l’ensemble du territoire métropolitain.

Le village est mentionné pour la première fois sous le règne de Charlemagne. En 1416, la commune devient le fief des Zorn von Eckerich qui en 250 ans, laisseront une empreinte durable. Ils feront construire deux bâtiments qui au cours des siècles garderont une place prépondérante dans la vie et le cœur des Plobsheimois. Il s'agit de la Chapelle Notre Dame du Chêne (1454) et du Château des Zorn (1590). Ce dernier deviendra propriété communale en 1836.

Dans les années 70 la réalisation du quartier du Moulin a donné le coup d'envoi au développement démographique et à la mutation du village. À la fin des années 60 la population plobsheimoise était de 2 200 habitants, elle est de 3 200 habitants en 1982 et 4535 aujourd’hui… Cette augmentation de la population a entraîné une demande accrue de services à laquelle les municipalités successives essaient de faire face, sans pour autant peser trop lourdement sur le budget des ménages.

En 2014, Plobsheim est labellisée Commune Nature avec 3 libellules pour valoriser son engagement environnemental. Cette volonté s’affirme avec la construction d’un bâtiment passif en 2020 pour accueillir le nouveau groupe scolaire « Au fil de l’eau ». En 2021, un verger et un rucher participatif vont être mis en place. 

Plobsheim est aussi un village ou bien-vivre rime avec convivialité. La journée citoyenne a réuni 350 personnes en 2019, un élan citoyen sans faille. La cour du Château accueille tous les vendredis matin un marché de produits alimentaires. 

En 2021, une étude est menée pour réhabiliter le Château du Zorn afin d’y installer des services publics, et notamment la mairie, des locaux associatifs ainsi qu’une petite salle de spectacle et de réception. La déminéralisation de ses abords et le réaménagement des espaces verts qui le bordent sont également prévus. 

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Maire de la commune

Michèle Leckler

Maire de Plobsheim

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Carte de la commune

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Webmag-budget et climat au menu du conseil eurométropolitain

Participation citoyenne, Économie, emploi, entreprises, Environnement, écologie, climat, Agenda 2030

Budget et plan climat au menu du conseil eurométropolitain

Participation citoyenne, Économie, emploi, entreprises, Environnement, écologie, climat, Agenda 2030

Publié le 28/03/2024 - Modifié le 28/03/2024

Budget et plan climat au menu du conseil eurométropolitain

Fil d'Ariane

La collectivité maintient sa trajectoire de transformation économique et environnementale du territoire ainsi que de réponse aux besoins sociaux.

Incertitudes géopolitiques, inflation persistante qui impacte notamment le coût de l’énergie, taux d’intérêt élevés qui pèsent sur la charge de la dette, perspectives de croissance faible, paupérisation croissante de la population (20,7% en 2021 contre 17,2% en 2012), etc. : les indicateurs macro-économiques n’incitent pas à l’optimisme. La 6e édition du rapport du GIEC non plus, qui constate que les émissions de gaz à effet de serre sont toujours en augmentation et que le réchauffement climatique est plus que jamais d’actualité. Dont acte pour l’Eurométropole, dont le budget primitif 2024 affiche 30% d’investissements favorables à la planète (contre 19% en 2021).

Les dépenses de solidarité en hausse

Avec 320,3 millions d’euros de dépenses opérationnelles, la collectivité maintient un haut niveau de financements en faveur de la transformation du territoire et de son adaptation au dérèglement climatique. "Ce budget 2024 s’inscrit dans la continuité de l’action de ce mandat, avec des investissements soutenus qui favorisent le développement économique et l’emploi local", note Syamak Agha Babaei, vice-président en charge des finances. La révolution des mobilités se poursuit, tandis que la question énergétique est prise à bras le corps, avec le développement des réseaux de chaleur, les actions de rénovation thermique et la poursuite du plan de sobriété.
Du côté des dépenses de fonctionnement, l’Eurométropole étend sa politique sociale, avec un volet de mesures favorables au pouvoir d’achat de ses agents et avec un accent mis sur la jeunesse : 1,8 million d’euros de crédits sont dédiés à la prévention spécialisée suite aux émeutes qui ont eu lieu l’été dernier.

Cap sur la neutralité carbone

"Penser global,agir local." Le slogan, né lors des premiers sommets de la Terre, est plus que jamais d’actualité. Alors que les événements climatiques extrêmes se multiplient sur tous les continents, notre territoire, soumis lui aussi à des épisodes de canicules et d’inondations, doit s’adapter aux changements annoncés, tout en apportant sa contribution à la préservation de notre planète. C’est cette prise de conscience qui a conduit l’exécutif métropolitain à déclarer l’état d’urgence climatique en 2020 et à s’engager, à la suite du Plan climat-airénergie territorial (PCAET) adopté l’année précédente, dans une trajectoire visant la neutralité carbone en 2050.

« Cette stratégie et nos actions volontaristes nous valent d’être labellisé Territoire engagé dans la transition écologique depuis 2021 », souligne Danielle Dambach, présidente déléguée en charge de ce domaine, qui espère l’obtention de la cinquième étoile lors de l’audit d’avril prochain. "Car nous continuons à progresser sur l’ensemble des cibles", poursuit-elle, en commentant le bilan à mi-parcours du PCAET de l’Eurométropole, présenté en conseil eurométropolitain le 28 mars. Règlementairement obligatoire, cette étape permet de mesurer le chemin parcouru et celui restant à couvrir pour devenir un territoire résilient et atteindre l’objectif de zéro émission de gaz à effet de serre (GES) en 2050.

33 communes dans le même sens

Premier constat : des progrès ont été effectués sur chacune des 125 fiches-actions du plan. De l’accroissement des transports en commun au développement des réseaux de chaleur, en passant par une meilleure gestion des eaux pluviales, le renforcement du végétal dans l’espace public et privé ou le projet alimentaire territorial, tous les acteurs du territoire avancent dans le bon sens, même si ce n’est pas aussi rapidement qu’espéré. Deuxième source desatisfaction pour la présidente déléguée : "Nous avons réussi à embarquer les 33 communes dans ce défi du siècle." Le financement de la transition, l’arrosage en été, le passage aux leds pour l’éclairage public, etc.: régulièrement depuis décembre 2020, un groupe de travail intercommunal, auquel participent aussi des agents de l’Eurométropole et des conseillers de l’Agence du climat, se réunit pour échanger autour de questions concrètes et agir sur le terrain. L’adaptation aux changements climatiques et la transformation écologique du territoire constituent cependant un chantier immense. "Les conséquences du réchauffement se font sentir plus rapidement et de manière plus intense que prévu, constate Danielle Dambach. Même si notre trajectoire est la bonne, il convient d’accélérer nos actions pour la tenir." Et la présidente déléguée de citer en exemple l’isolation des bâtiments où la cible de 6000 logements par an n’est qu’à moitié atteinte ou encore la courbe de la consommation énergétique qui peine à s’infléchir.
Sur la base de ces résultats, la collectivité entend passer à la vitesse supérieure, notamment en ajustant ses objectifs pour le territoire sur ceux de l’Union européenne (notamment 55% de réduction des émissions de GES en 2030, contre les 40% prévus en 2019).

Approche européenne

Le bilan à mi-parcours du Plan climat est ainsi l’occasion de réaffirmer sa stratégie dans les cinq axes identifiés en renforçant et en élargissant les actions. Les 125 fiches opérationnelles sont devenues 133 et nombre d’entre elles ont été retravaillées pour s’aligner sur les nouvelles ambitions. "L’enjeu de l’adaptation de notre territoire aux changements climatiques voit sa place largement renforcée, note Nathalie Leclerc, cheffe du service Pilotage climat air à l’Eurométropole. Notamment parce que nous nous inscrivons désormais dans une approche résolument européenne, en visant une transition juste socialement."

Soutenir l'économie locale

Au-delà de ses compétences propres, l’Eurométropole gère les fonds européens FEDER qui soutiennent les projets engagés dans la transition écologique et des solidarités. Depuis 2020, ce sont 49 porteurs de projets pour un montant de 5,73 M€ qui ont été accordés.

Stéphanie Peurière

Photos:  Jérôme Dorkel et Jean-François Badias

Vidéo: Auryane Reisser

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