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Politique de la solidarité et de la santé

La Ville de Strasbourg et l'Eurométropole s'engagent dans la lutte contre les inégalités sociales et territoriales et la promotion des solidarités et de la santé.

Le territoire de Strasbourg comprend 30% de la population du Bas-Rhin, mais accueille la moitié des bénéficiaires de minima sociaux, la moitié des allocataires à bas revenus de la Caisse d'allocations familiales et plus de la moitié des logements sociaux. C'est pourquoi, la Ville souhaite favoriser le bien-vivre ensemble de ses habitants. Pour cela, elle s'est fixée pour objectifs de :

  • lutter contre les inégalités sociales et territoriales que subit une part grandissante de la population strasbourgeoise
  • promouvoir les solidarités et la santé chez les habitants et au sein de l'ensemble des politiques publiques municipales.

Cette attention portée aux Strasbourgeoises et Strasbourgeois ne date pas d'hier. L'histoire a conféré à Strasbourg un statut de ville solidaire, et explique le large panel de compétences qui ont été déléguées à la Ville par le département et l'État. Cette conjugaison permet d'aller encore plus loin. Le tissu associatif strasbourgeois est également un atout indéniable pour la promotion du bien-vivre ensemble strasbourgeois.

Strasbourg, une longue histoire de ville solidaire

Souvenons-nous du Docteur Belin. Cet acteur visionnaire de l'hygiène – on dirait aujourd'hui de l'action sociale et de la santé publique – a été, en 1904, le premier directeur de l'office municipal d'hygiène, fonction qu'il a occupée 32 ans. Son travail consciencieux et acharné et son dévouement ont permis à la Ville de Strasbourg de faire reculer les épidémies et d'accompagner les plus démunis. L'annexion de 1871 a profondément marqué l'organisation sociale de l'Alsace et de Strasbourg.

  • Des soins gratuits sont dispensés aux enfants à la polyclinique universitaire dès 1887 et le centre de soins dentaire pour les enfants est ouvert en 1902 ; à l'époque, il se veut unique en Europe.
  • Des consultations pour nourrissons sont dispensées à partir de 1900, un demi-siècle avant l'organisation nationale de la protection maternelle et infantile en vertu de l'ordonnance adoptée le 2 novembre 1945 par le Gouvernement provisoire de la République française.
  • L'organisation d'un service d'hygiène scolaire remonte à l'année 1902.
  • Le service social a pour fonctions la surveillance et l'action éducative pour les enfants qu'on dirait de nos jours défavorisés.
  • La municipalité propose également un service de désinfection, notamment des salles de classe.
  • Les Bains municipaux sont érigés en 1908 dans une logique d'hygiène et de soins.

Au sortir de la seconde guerre mondiale, l'État et la municipalité de Strasbourg ont préservé cette organisation qui, par certains aspects, anticipait sur la sécurité sociale et les nouvelles politiques d'aide sociale et de santé publique. Le Conseil Départemental a ainsi, par délibération du 5 novembre 1947 et trente-cinq ans avant la décentralisation, autorisé la Ville de Strasbourg à organiser la lutte contre les fléaux sociaux au sein de l'administration municipale. En 2005, une convention a été signée avec le Conseil Départemental pour préciser sa délégation de compétences. Cette convention (voir le bloc des Documents utiles) a été réactualisée et signée en 2011.

Des compétences inédites et une organisation efficace

La spécificité strasbourgeoise

Dans le reste du pays, c'est au niveau des communes, notamment celles dotées d'un centre communal d'action sociale ou d'une mission locale, que les habitants bénéficient de services d'accueil, d'accès aux droits et de premier recours. Mais l'accompagnement professionnel, les interventions individuelles ou collectives, l'attribution des prestations et des mesures légales relèvent des services départementaux.

À Strasbourg, les habitants retrouvent tous ces services dans un lieu unique : le centre médico-social (CMS) au niveau de chaque quartier. La délégation de compétences départementales en matière d'action sociale et médico-sociale couvre les domaines de l'insertion, de la protection maternelle et infantile, du service social et de mesures de protection de l'enfance. Celles de l'État concernent la médecine scolaire, l'hygiène publique et les vaccinations. Elles permettent une continuité dans le traitement des demandes d'aides sociales.

Cette intégration des services rend plus efficaces la coordination des professionnels, l'observation sociale fine de chaque territoire et la collaboration avec les autres services de la ville (éducation, petite enfance, sport, culture, jeunesse, politique de la ville). Cela permet aussi de renforcer le partenariat avec les acteurs associatifs, sans lesquels la réactivité, la finesse et l'efficacité de l'action sociale et médico-sociale seraient moins efficientes.

À coté de ces compétences déléguées, la Ville a développé des politiques propres en faveur des personnes âgées, des personnes handicapées, de la petite enfance, de la santé et de l'égalité entre femmes et hommes.
En outre, sur le territoire eurométropolitain , la collectivité intervient dans le cadre de l'hébergement d'urgence, la veille 115 et en faveur des gens du voyage.

Les guichets uniques

Les centres médico-sociaux ou CMS sont au nombre de dix-sept et regroupés au sein de cinq unités territoriales maillant le territoire de Strasbourg.

Un tissu associatif riche et dense

La Ville de Strasbourg peut compter sur un réseau associatif très dense et diversifié avec lequel elle co-construit des partenariats féconds :

  • la Ville subventionne 142 partenaires dans le domaine des solidarités et de la santé pour un montant total de 4 123 748 euros.
  • L'Eurométropole subventionne 15 partenaires pour un montant total de 3 064 845 euros. (exercice 2015)

Contact

Direction des solidarités et de la santé

Tél. + 33 (0)3 68 98 64 47

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