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Publié le 16/11/2022 - Modifié le 16/11/2022

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Une ordonnance verte contre les perturbateurs endocriniens

Enfance, éducation Environnement Solidarité, santé

Avec des distributions de fruits et légumes bio, la Ville innove et s’attache à protéger les futures mamans et leurs enfants.

Mardi 15 novembre, 17h. Au centre médico-social de la Robertsau, l’atmosphère est studieuse. Douze femmes enceintes et un futur papa écoutent attentivement les messages que distille Jérôme Fontenau, l’intervenant du jour. Les perturbateurs endocriniens sont parmi nous et… un peu partout. Deux heures durant, un large éventail de produits sera passé au crible et nombre de solutions évoquées.

"Pas facile, tant tous ces produits chimiques aux conséquences tels que cancers, diabète, syndrome autistique, malformation, baisse de la fécondité ou puberté précoce ont envahi notre quotidien", glisse Alexandre Feltz, adjoint à la maire en charge de la santé publique. On les retrouve dans le plastique, mais aussi dans les produits de beauté, de nettoyage, les désodorisants, la peinture… "Et la grossesse, comme le début et la fin de vie, sont des périodes particulières, où le risque est encore plus grand. C’est pourquoi la Ville innove et crée une ordonnance verte. Celle-ci permettra à 800 femmes de participer à des ateliers de sensibilisation et de bénéficier de paniers de fruits et légumes bios."

Il s’agit en effet de protéger la mère et son enfant à venir et d’ancrer de nouvelles habitudes. "Nous voulons rendre les soins mais aussi la prévention des risques accessibles à toutes", ajoute la maire, Jeanne Barseghian, bien consciente que préconiser des conduites à tenir sans proposer de solutions concrètes ne sert à rien. "Ainsi, chaque semaine, tout au long de leur grossesse, les femmes du programme recevront, dans l’un des dix centres de proximité installés, un panier de fruits et légumes frais, bios et issus des circuits courts."

De quoi rassurer les futures mamans et le futur papa. "J’ai appris des choses importantes, qu’il y a dans le quotidien des choses bonnes et d’autres mauvaises", témoigne Hazrat. Félicité se rend quant à elle mieux compte "des mauvaises habitudes" et saisit "la différence entre ce qu’on sait et ce qu’on croit savoir". Alice aimerait pouvoir aller plus loin : "J’ai envie d’être formée pour partager l’information. Apprendre tout ça génère de l’angoisse, mais comprendre qu’il existe des solutions simples issues du bon sens change tout."

Véronique Kolb
Photos Laetitia Piccarretta