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Urbanisme, logement, Économie, Environnement

Calorie Kehl-Strasbourg, un projet pionnier dans les starting-blocks

Urbanisme, logement, Économie, Environnement

Publié le 20/09/2023 - Modifié le 20/09/2023

Calorie Kehl-Strasbourg, un projet pionnier dans les starting-blocks

Fil d'Ariane

Lancé en 2018 par l’Eurométropole, le projet de récupération de la chaleur fatale des Badische Stahlwerke (BSW), les acieries de Kehl, aborde sa phase de concrétisation.

Tous les acteurs de ce projet étaient réunis mardi 19 septembre au sein de l’usine du port de Kehl pour réaffirmer leur engagement dans cette initiative inédite à l’échelle transfrontalière.
"C’est un travail collectif, un projet collectif, c’est aussi un projet innovant et absolument indispensable pour assurer la transition énergétique de notre territoire", a déclaré Jeanne Barséghian, maire de Strasbourg et présidente déléguée de l’Eurométropole, mais aussi présidente de Calorie Kehl-Strasbourg. Pierre angulaire du projet, cette société d’économie mixte locale (Seml) réunit l’Eurométropole de Strasbourg, la Région Grand Est, la Caisse des dépôts et consignations côté français, Kehl, le Land du Bade-Wurtemberg et les Badische Stahlwerke côté allemand.
La nomination d’une directrice générale le 11 mai dernier, en la personne de Sabine Schimetschek, ingénieure génie civil née en Allemagne, mais à l’aise avec sa langue natale autant qu’avec le français, a renforcé le bateau amiral. "Merci à vous d’avoir donné un souffle nouveau à notre projet", lui a adressé Jeanne Barseghian. Enfin, la désignation de la Sers, Société d’aménagement et d’équipement du Rhin supérieur, comme assistant à maître d’ouvrage, doit permettre de réaliser des études précises et de planifier le chantier.
Dans ce projet, BSW, par souci écologique et économique, proposent à l’Eurométropole de récupérer la chaleur qui sort de ses fours électriques à 1600 degrés pour alimenter son réseau de chauffage urbain. Soit 80 GWh/an disponibles pour l’équivalent de 7000 logements. Et 19 600 tonnes de CO2 en moins dans l’atmosphère.
Pour cela, 4,5 kilomètres de canalisations calorifugées doivent traverser le Rhin vers l’Esplanade, quartier le plus proche de l’aciérie. "On est en train de vérifier le tracé. Est-ce qu’on passe sous le Rhin ou au-dessus du Rhin ?", s’interroge Sabine Schimetschek. La planification devrait durer deux ans et les travaux tout autant. Soit un achèvement en 2027. Le coût des travaux, subventionnés par les fonds européens Interreg, serait de 25,5 millions d’euros pour l’Eurométropole, quelque 11 millions pour les BSW.

Gilbert Reilhac
Photos Jérôme Dorkel
 

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