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Baptiste Filippi

Baptiste Filippi : 8 gravures issues de la série intitulée La vie qui va avec (2019). Taille-douce sur carrosserie de Twingo. Dimensions : 19 cm x 27 cm

Portrait de Baptiste Filippi par Christophe Urbain

Votre parcours artistique ?

La rencontre entre mon enseignement artistique, une pratique traditionnelle de l'impression et les vestiges matériels d'un travail alimentaire en forme de Twingo.
Je suis artiste illustrateur, diplômé en 2013 d’un DNSEP option illustration, à la Haute École des Arts du Rhin. Élève de Guillaume Dégé, je découvre en parallèle la gravure à l'atelier du maître d'art, imprimeur en taille-douce, René Tazé. 
En 2014 après mes études, j'achète une voiture. Une vieille Renault Twingo pour me conduire, les week-ends, à réaliser des photos souvenirs au Royal Palace de Kirrwiller. J’ai cessé cette activité en septembre 2018, mais j’ai conservé le véhicule. 
Depuis un an et face à un contrôle technique qui s’annonçait obsolète, je mène un travail de transformation de la Twingo. Elle m'aura conduit depuis Strasbourg jusqu’à Dresde, s'offrant une dernière envolée sur les autoroutes allemandes. Dans le cadre de la résidence croisée, j’ai désossé sa carrosserie. J'en ai gravé des bouts, je les ai imprimés.

 

Twingo, à vous d’inventer la vie qui va avec.Hommage au slogan publicitaire de ma défunte voiture 

 

Baptiste Filippi : 8 gravures issues de la série intitulée La vie qui va avec (2019)

Pourquoi avoir choisi cette œuvre ?

Les œuvres présentées sont extraites de la série de gravures réalisées à partir de la carrosserie de ma voiture. Elles rendent hommage à son slogan publicitaire : "Twingo, à vous d’inventer la vie qui va avec".

 

Pourquoi le Bastion 14 ?

L'atelier représente véritablement un contexte de travail inestimable. On y rencontre d'autres praticiens, on peut expérimenter en grand tous les jours. Pour une somme tout à fait honorable, le Bastion 14 allie espace et fonctionnalité. Lorsque j'ai voulu mettre ma voiture à la casse à Dresde après avoir ponctionné le métal, j'ai découvert que l'administration allemande n'autorisait pas de jeter un véhicule incomplet. Il était impératif de le faire rapatrier en France. Pour un prix assez proche de celui de son achat 6 ans auparavant, un transporteur m'a aidé à organiser le retour de la Twingo en Alsace. Et nous avons pu, grâce au soutien de la Ville et de l’Eurométropole de Strasbourg, lui trouver une place sur le parking du Bastion 14.  

 

 

Et pour vous suivre ?

 

Photos : © Christophe Urbain