La création d’emplois et de parcours en insertion

La transformation de la ville crée des emplois et des opportunités de parcours d’insertion pour la population.
e programme de renouvellement urbain prévoit la réalisation d’un minimum de 535 000 heures d’insertion professionnelle dans les opérations de renouvellement urbain, soit 352 emplois par an en moyenne.
De grands chantiers sont en cours dans plusieurs quartiers, notamment dans le cadre du deuxième programme de renouvellement urbain de l’Eurométropole de Strasbourg.
Avec l’appui de Relais Chantiers, la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg mobilisent leurs partenaires pour développer l’offre de contrats d’insertion et l’ouvrir au plus grand nombre en visant une plus grande diversité des métiers recherchés : bâtiment, travaux publics, espaces verts mais aussi administratif et communication. Dans ce cadre, Relais Chantiers propose un suivi personnalisé aux personnes en recherche d’emploi et les met en relation avec les entreprises qui recrutent.
Plus d’informations : contactez l’équipe de conseillers de Relais Chantiers (contact@relaischantiers.eu ; par téléphone au 03 88 23 32 81).
Transcription de la vidéo
J’ai grandi ici, j’ai vu des gens grandir dans ce quartier. Aujourd’hui, les voir chez eux, en train de réhabiliter leurs logements, ça me fait super plaisir d’y participer.
Dans mon travail, je prends rendez-vous avec les locataires pour leur expliquer les travaux à venir dans chaque logement. Je visite chaque appartement avant les travaux, et je communique aussi les plannings aux locataires.
On m’a tout appris de A à Z depuis un an : la gestion administrative, un peu de communication, l’organisation des plannings… C’est Marice du Relais Chantier qui m’a contacté pour me dire que j’étais prioritaire pour trouver un travail mieux que ce que je faisais avant. À l’époque, je préparais des sachets de thé en usine – c’était une première pour moi, et je n’aurais jamais cru faire ce métier un jour.
Aujourd’hui, j’adore ça. J’aimerais beaucoup apprendre davantage, me développer pour travailler dans ce milieu à long terme.
Devenir électricien : un rêve qui se réalise
Je suis électricien, j’apprends à faire les DAL (dérivations individuelles), les prises de courant, les tableaux électriques… C’était toujours mon rêve de devenir électricien professionnel.
Mes collègues m’aident beaucoup, ils me donnent beaucoup de conseils. Au lycée, j’ai fait deux ans de CAP électricien, puis je suis passé en Bac Pro. Mais ça ne me plaisait pas trop – j’avais envie de travailler. Alors j’ai abandonné l’école.
Pour réussir, il faut travailler deux ou trois fois plus que les autres pour gagner en expérience.
Le Relais Chantier : une passerelle vers l’emploi
Le Relais Chantier est une association mandatée par les maîtres d’ouvrage et les entreprises qui répondent aux appels d’offres. Elle s’engage à réserver des heures de travail à des publics en difficulté d’insertion.
On propose :
- Des contrats classiques (CDD, CDI)
- Des contrats intérimaires
- Des contrats d’apprentissage et de professionnalisation
Aujourd’hui, on est surtout dans le BTP, mais on n’exclut pas les métiers supports. Ce qui compte pour nous, c’est accompagner les personnes dans leur parcours professionnel, tout en restant dans un cadre exigeant.
On les aide à :
Résoudre leurs problèmes sociaux
Monter en compétences grâce à la clause sociale
Trouver un emploi durable
Résultat ? On accompagne 1 000 à 1 100 personnes par an, avec 60 à 70 % de mise en emploi.
Un engagement collectif pour les quartiers
Entre 2020 et 2030, plus d’1 milliard d’euros seront investis par les collectivités et les bailleurs sociaux (64 % de la somme). L’objectif ? Améliorer le cadre de vie des locataires avec :
- Un meilleur confort thermique
- Une maîtrise des charges
- Des performances énergétiques élevées
L’insertion par l’emploi est au cœur du projet :
- Donner une chance aux jeunes, aux femmes, aux personnes éloignées de l’emploi
- Favoriser la qualification et l’emploi durable
- Faire découvrir de nouveaux métiers
On est un gros investisseur : 100 millions d’euros par an, et on embauche beaucoup d’habitants des quartiers prioritaires dans nos propres services.