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LUMIEAU-Stra : réduire les micropolluants à la source

La ressource en eau est précieuse et fragile. Pour la préserver, il est indispensable de réduire la pollution entrant dans les réseaux d’assainissement, en particulier les micropolluants.
3 377 805 €
de budget
1
projet sur 4 ans avec 4 phases décisives
7
groupes de travail
25
personnes engagées dans le projet
Source : Ville et Eurométropole de Strasbourg 2015

"Proposer des solutions innovantes et opérationnelles pour lutter contre les micropolluants des eaux urbaines de Strasbourg", tel est l’objectif du projet LUMIEAU-Stra, piloté par l’Eurométropole de Strasbourg, en collaboration avec 7 partenaires.

Gouvernance du projet

Le projet LUMIEAU-Stra a été retenu dans le cadre de l’appel à projets national "innovation et changement de pratiques – Lutte contre les micropolluants des eaux urbaines", lancé en juin 2013 par l’Agence française pour la biodiversité (AFB), les Agences de l’eau et le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie. Ce projet, labellisé par le pôle de compétitivité sur l’eau Hydreos, a débuté en janvier 2015 pour une durée de 4 ans. Le budget du projet s’élève à 3.4 millions d’euros, financés à 50 % par l’AFB et l’Agence de l’eau Rhin Meuse.

Gouvernance du projet LUMIEAU-stra

Qu'entend-on par micropolluants ?

Les micropolluants sont des molécules qui, même à faible concentration, peuvent être toxiques pour les écosystèmes : composés liés aux produits phytosanitaires et aux hydrocarbures, métaux lourds, perturbateurs endocriniens… Ils sont présents dans les rejets des établissements industriels et artisanaux, mais aussi dans de nombreux produits de notre vie quotidienne (détergents, cosmétiques, peintures, médicaments, plastiques, biocides…).

Une démarche pilote

Le projet LUMIEAU-Stra propose une approche à l’échelle de la collectivité, intégrant les enjeux environnementaux, les impacts économiques et sociétaux. L’objectif est de constituer une boîte à outils de solutions pour répondre de manière efficace et acceptable aux objectifs de réduction et aux contraintes de chaque type d’émetteur de micropolluant.
La démarche a également vocation à être facilement transposable à d’autres collectivités.

Pour cela, le travail consiste :

  • à mieux identifier et connaître les origines des micropolluants (industriels, artisans, particuliers, eaux pluviales). Cela permet de hiérarchiser les actions à entreprendre.
  • à tester des solutions pour évaluations en conditions réelles.

4 étapes clés

  • Le diagnostic : concevoir un outil de de cartographie combinant les rejets dans le réseau d’assainissement et les impacts sur les milieux naturels, pour être en mesure de hiérarchiser les actions à entreprendre. Prioriser les actions.
  • L’accompagnement aux changements de pratiques : détecter les freins et leviers d’action des différents acteurs, grâce à une enquête sociologique, bâtir une stratégie de communication efficiente, Accompagner vers des solutions de substitution ou des pratiques différentes.
  • Mise en place de "démonstrateurs" : tester des procédés de traitement à la source d’établissements professionnels volontaires et pour les eaux pluviales, déployer des outils de communication comme "Ménage au naturel".
  • Constitution d’un plan de surveillance et d’action : évaluer l’efficacité de chaque solution sur les plans environnemental, technique, économique et sociologique, proposer un calendrier d’actions pour le futur.

Avancement du projet

Retrouvez les temps fort et l’avancement du projet :